Charles-François Lassée : vie et famille

09 août 2016

Lassée le législateur

Charles-François Lassée cadet (1757-1816) est un homme politique de la période révolutionnaire.

Biographie :

Né le 30 juillet 1757 à Goize, un petit village situé dans la paroisse de Ventouse en Angoumois. Enclave de Valence, il est rattaché plus tard à la commune de ce nom, dans le canton rural de Cellefrouin.

Sa famille est bourgeoise, mais ses deux parents sont morts alors qu'il est encore mineur. Jean Lassée meurt à 64 ans en 1762, et sa femme Catherine Benoît à 48 ans en 1769. Ils sont tous deux inhumés par le curé de Ventouse.

Il a quatre frères et sœurs : Charles-François Lassée aîné, juge de paix et maire de Valence; Louis Lassée, époux de Catherine Massignat; Catherine Lassée, épouse de Pascal Massignat; Marie Lassée, épouse de Louis Fricand-La Chalouzière.

Il est semble-t-il licencié ès lois et domicilié à Angoulême en 1789. Ses deux frères s'engagent pour la cause révolutionnaire et sont délégués pour porter les cahiers de doléances.

L'année 1790 voit la création des départements par l'Assemblée constituante. Lassée apparaît dans l'administration du département de la Charente en 1791.

Il est nommé au conseil général avant de passer au directoire en 1792. Allié de la Convention montagnarde, il approuve la nouvelle constitution promulguée en 1793.

L'année 1794 est celle de son union avec Marie-Suzanne Ducouret, nièce de Dumas-Champvallier, président de l'administration départementale et ancien député à l'Assemblée législative.

Dans le directoire de la Charente, réduit de huit à cinq membres en 1795, Lassée est le spécialiste des finances. Il est cependant destitué après la chute de Robespierre.

L'année 1797 voit son retour au directoire, suite au coup d'État jacobin. Une nouvelle politique est mise en place.

Il se présente aux élections législatives en 1798, et est élu au Conseil des Anciens. Il est réélu l'année suivante.

Relativement actif à Paris, Lassée prononce plusieurs discours, fréquente les clubs, devient l'un des secrétaires de son assemblée avec Beerenbroek, Duffau et Garat.

Un pamphlet anonyme rapporte qu'il appartient à la Société des Amis de la Liberté et de l'Égalité, un cercle politique néo-jacobin installé dans la salle du Manège.

En 1799, coup d'État de Bonaparte, cette fois défavorable aux Jacobins, et ces derniers sont remplacés. Cet événement met fin à son mandat.

Sous le Consulat, Lassée et Devars sont les deux anciens législateurs nommés juges au tribunal criminel de la Charente.

Il est franc-maçon et membre de la loge "L'Harmonie Parfaite" à Angoulême.

Sa femme meurt en 1801, et lui laisse un fils et unique héritier : Antoine-Charles Lassée, avocat à Salles-de-Villefagnan et candidat malheureux aux législatives de 1848.

En 1804, il se remarie avec Marie-Anne Suraud, à Tusson. Il est muté sous l'Empire au tribunal civil de Ruffec, et y est encore au moment de son décès survenu le 5 août 1816.

Illustrations :

103

1. Signatures des députés de la Charente dans une lettre officielle en 1798.

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2. Représentation d'un membre du Conseil des Anciens en 1796.

Source : Généalogie Charente Périgord.

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08 août 2016

Lassée de Mâron

Lassée (Paul-Elie-Salomon de), Mâron, 3 septembre 1722-Issoudun, 15 mai 1808.

Deux membres de la famille de Lassée figurent sur les listes dressées en 1805, Paul-Elie-Salomon de Lassée est inscrit sur celle des trente plus imposés et son fils aîné, Jean-Baptiste, sur celle des soixante plus distingués. Les deux notables descendent d'une famille dont l'établissement en Berry date de la fin du XVIIe siècle, lorsque deux frères François-Salomon Lassée et Paul Lassée viennent occuper des charges dans le duché de Châteauroux. Fils de Salomon Lassée et de Louise Bonnisseau, de la paroisse de Ventouse (actuellement dans l'arrondissement de Ruffec, canton de Mansle, Charente), François-Salomon de Lassée en tant qu'intendant des affaires de Monseigneur le prince de Condé, duc de Châteauroux, manie d'importantes sommes et exerce un contrôle sur toutes les affaires d'une terre dont les revenus sont considérables. Il épouse le 15 janvier 1678, paroisse Saint-André de Châteauroux, Anne-Marie Bouilhat (1658-sépulture le 14 août 1685), fille de feu Claude Bouilhat (sépulture le 20 octobre 1677), lieutenant général au bailliage, et de feue Anne Richard. Anne-Marie Bouilhat apporte en dot la terre de Coings.

Ancien garde du corps du prince de Condé, Paul de Lassée prend la charge de maître des Eaux et Forêts de Bommiers en 1672. En 1685 il occupe la charge de receveur des revenus du duché de Châteauroux. Il occupe une position importante qui renforce le clan des Lassée parmi les officiers ducaux. Il réside au château du Parc, demeure d'exil de Claire-Clémence de Maillé-Brézé, la femme du Grand Condé qui y termine ses jours le 18 avril 1694. Le 26 mai 1686, à Moulins près de Levroux, Paul Lassée épouse Marie-Françoise Gautier, fille de Pierre, fermier de la terre de Moulins. Marie-Françoise Gautier apporte en dot des métairies à Saint-Pierre-de-Lamps, elle décède le 31 janvier 1690 au château du Parc à Châteauroux.

Pour son établissement, Paul de Lassée acquiert le 16 juillet 1686 la terre de Mâron, moyennant la somme de 39 000 livres, plus les frais. Cette terre se compose d'une maison haute avec basse-cour, terres, bois (1 000 arpents à Mâron et Pioux), garenne, vignes (Pioux), droits seigneuriaux. A son décès, le 29 décembre 1693, à Moulins il confie la tutelle de ses enfants mineurs à Henry Bertrand, son ancien compagnon d'armes et beau-frère. Henry Bertrand veille sur l'éducation des mineurs Lassée et assure la gestion de la terre de Mâron pendant sept ans.

Pierre-Paul de Lassée (1687-1765), voit le jour le 8 septembre 1687, au château du Parc, paroisse Saint-Martin à Châteauroux. Le 10 juin 1719, à Buzançais, il épouse Delphine Bonneau (7-1738), appartenant à une famille d'officiers du grenier à sel. Pierre-Paul de Lassée succède à son père dans les Eaux et Forêts, en 1732 il rachète pour 536 livres l'office de maître de Bommiers, et en 1737 il y adjoint celui de juge gruyer dans la nouvelle administration royale. En 1719, au partage des biens provenant de la succession de ses parents, la propriété de Mâron lui échoit. La seigneurie est estimée 60 000 livres, sa sœur Marie-Anne, épouse d'Henry Bertrand de Greuille, reçoit les métairies de Saint-Pierre-de-Lamps, de Pié-Favé à Mâron, ainsi que diverses parcelles et rentes.

Deux fils naissent de l'union de Pierre-Paul et de Delphine Bonneau. Le cadet, Alexandre-Joseph de Lassée (1725-1793), accomplit une carrière militaire, dont une partie assez agitée se déroule au Canada. En 1757, il contracte une dette de jeu de 15 000 livres au Québec qui l'oblige à solliciter l'aide de son père. En 1778, il se donne le titre d'écuyer, chevalier de l'ordre militaire et royal de Saint-Louis, il se retire à Issoudun avec le grade d'ancien capitaine de grenadiers au régiment de la Reine. Le mardi 24 février 1789, les quatre chevaliers de Saint-Louis demeurant à Issoudun s'assemblent chez « M. le chevalier de Lassée de Mâron, doyen d'âge » où ils désignent pour député, M. Trotignon. Le 25 février l'assemblée du Tiers-Etat de la ville d'Issoudun refuse d'accueillir les membres de l'ordre de Saint-Louis en son sein.

L'aîné, Paul-Elie-Salomon de Lassée naît le 3 septembre 1722 à Mâron. Il occupe la charge de président-trésorier-général de France au bureau des finances de la généralité de Bourges, par lettres patentes données à Versailles le 30 janvier 1754. Paul-Elie-Salomon de Lassée épouse en 1753 Ursule Bery de Villefranche (7-1795), fille de Jean, conseiller au bailliage d'Issoudun, qui lui donne en dot les domaines de Vauvert, des Finaux et de Monvril, des métairies et des locatures à Giroux, les domaines du Chapitre (avec un moulin) et de la Maltrie à Issoudun. En l'an VII, Paul-Elie-Salomon paie 2 558 livres d'impôts pour ces seuls biens dans la ville d'Issoudun. Le trésorier de France consacre une partie de sa fortune à faire valoir ses terres et à étendre ses propriétés autour de Mâron et en Champagne berrichonne.

En 1771, Paul-Elie-Salomon acquiert pour 12 000 livres une maison à Issoudun où il élit son domicile d'hiver. En 1781, il achète le domaine de Rezay, à Mâron, à Mme Charles Fauvre, veuve Dorsanne. En 1792, il achète le domaine de Bois-Girard, à Giroux, domaine dont il était fermier depuis 1788. Il achète ces domaines comme biens nationaux appartenant au chapitre Saint-Denis d'Issoudun contre la somme de 63 700 livres. Il règle une partie de cet achat avec l'indemnité de 50 000 livres versée pour la liquidation de la dîme inféodée de Mâron qui lui appartenait. Les dîmes de grain de Mâron, portent au 1/10e de la récolte, comprenaient 1 945 arpents dans la paroisse, les dîmes de lainage et de chantage à Mâron, à Tillières, à Pioux et à Villemongin. En outre il possédait les dîmes des Villerais, près de Montierchaume, achetées le 25 février 1766, à Anne Bonneau, veuve de Joseph-Claude Vigner, trésorier de France, ainsi que les dîmes des Fineaux à Montierchaume.

En 1803, Paul-Elie-Salomon de Lassée paie une contribution de 3 039 F. Cette cote le place au troisième rang des cent plus imposés de la ville d'Issoudun et le fait figurer sur la liste des trente plus imposés du département. La commission émet un avis conforme indiquant qu'il est « généralement estimé ».

De son mariage avec Ursule Bery, il eut deux enfants ayant une postérité. L'aîné, Jean-Baptiste de Lassée (1756-1845) appelé à assurer la suite de la famille et Marie-Jeanne de Lassée (1775- 1843) qui épouse en 1791 Pierre-Philippe Baucheron de Lécherolles (1769-1846). Des difficultés apparaissent lors du partage de la succession entre Marie-Jeanne de Lassée, épouse de Pierre-Philippe Baucheron de Lécherolles, et le fils aîné Jean-Baptiste de Lassée qui abandonne la terre de Mâron à sa sœur.

Source : Grands notables du Premier Empire (Indre).

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07 août 2016

Chronique des Lassée

Chronique familiale de Salomon LASSÉE

L'histoire de Salomon et de ses descendants a été établie sur 7 générations.

Génération.1

Salomon LASSÉE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de parents non connus. Salomon sera Marchand. Il s'unit avec Louise BOUNICEAU -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura six enfants : - Paul né vers 1639. - Anne née à une date inconnue. - François Salomon né à une date inconnue. - Jean né à une date inconnue. - Pierre né à une date inconnue. - Marie née à une date inconnue.

Génération.2

1

Paul LASSÉE voit le jour vers 1639. Il est le fils légitime de Salomon LASSÉE, Marchand et de Louise BOUNICEAU. Paul sera Receveur du duché de Chàteauroux. Il s'unit avec Marie Françoise GAULTIER -, la fille légitime de Pierre GAULTIER et de Françoise TOURNIER. Ce couple aura un enfant : - Pierre Paul né en 1687. Ils se marient le dimanche 26 mai 1686 à Moulins-sur-Céphons (36). Paul LASSÉE est décédé le mardi 29 décembre 1693, à l'âge de 54 ans environ, à Mâron (36).

2

Anne LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Salomon LASSÉE, Marchand et de Louise BOUNICEAU. Elle s'unit avec Henri BERTRAND -, Maître des eaux et forêts, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Paul Henri né à une date inconnue.

3

François Salomon LASSÉE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Salomon LASSÉE, Marchand et de Louise BOUNICEAU. François sera Secrétaire du prince de Condé. Il s'unit avec Anne BOUILHAT (~ 1658-1685), la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Marie Anne née à une date inconnue. - Élie Salomon né à une date inconnue. Ils se marient le samedi 15 janvier 1678 à Châteauroux (36). Il s'unit avec Marie de TOUCHARD -, la fille légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. François S. LASSÉE est décédé le dimanche 22 janvier 1713, à Ouzouer-le-Doyen (41).

4

Jean LASSÉE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Salomon LASSÉE, Marchand et de Louise BOUNICEAU. Jean sera Sieur des Touches. Il s'unit avec Jacquette CARRON (~ 1663-1731), la fille légitime de François CARRON et de Guyonne DESVERGNES. Ce couple aura trois enfants : - Jean né vers 1698. - Louis né vers 1703. - Marie née à une date inconnue.

5

Pierre LASSÉE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Salomon LASSÉE, Marchand et de Louise BOUNICEAU. Pierre sera Maître-apothicaire. Il s'unit avec Marie DE MONTPEYROUX -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Philippe née à une date inconnue. - Louise née à une date inconnue.

6

Marie LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Salomon LASSÉE, Marchand et de Louise BOUNICEAU. Elle s'unit avec Antoine TIFFON -, Sieur du Colombier, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 7 août 1679 à Ventouse (16).

Génération.3

1.1

Pierre Paul de LASSÉE voit le jour le lundi 8 septembre 1687 à Châteauroux (36). Il est le fils légitime de Paul LASSÉE, Receveur du duché de Chàteauroux, âgé de 48 ans environ et de Marie Françoise GAULTIER. Pierre sera Seigneur de Mâron. Il s'unit avec Dauphine BONNEAU -, la fille légitime de Joseph BONNEAU et de Marie GENDRE de BELAIR. Ce couple aura deux enfants : - Paul Élie Salomon né en 1722. - Joseph Alexandre né en 1727. Ils se marient le samedi 10 juin 1719 à Buzançais (36). Pierre P. de LASSÉE est décédé en 1765, à l'âge de 77 ans.

2.1

Paul Henri BERTRAND voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Henri BERTRAND, Maître des eaux et forêts et d'Anne LASSÉE. Paul sera Maître des eaux et forêts, subdélégué de Châteauroux. Il s'unit avec Louise COUTURIER -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Henri né en 1745. Ils se marient le samedi 9 mai 1744 à Châteauroux (36).

3.1a

Marie Anne LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de François Salomon LASSÉE, Secrétaire du prince de Condé et d'Anne BOUILHAT. Elle s'unit avec Zacharie LEMERCIER -, Sieur de La Borde, maire de Romorantin, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 19 février 1703 à Châteauroux (36).

3.2a

Élie Salomon LASSÉE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de François Salomon LASSÉE, Secrétaire du prince de Condé et d'Anne BOUILHAT. Élie sera Seigneur de Coings.

4.1

Jean LASSÉE voit le jour vers 1698. Il est le fils légitime de Jean LASSÉE, Sieur des Touches et de Jacquette CARRON, âgée de 35 ans environ. Jean sera Bourgeois. Il s'unit avec Catherine BENOIST (~ 1721-1769), la fille légitime de Louis BENOIST et de Catherine THAREAU. Ce couple aura six enfants : - Catherine née vers 1743. - Charles François né en 1751. - Louis né en 1752. - Charles François né en 1757. - Marie née à une date inconnue. - Catherine née à une date inconnue. Ils se marient le jeudi 5 mars 1744 à Angoulême (16). Jean LASSÉE est décédé le dimanche 12 décembre 1762, à l'âge de 64 ans environ, à Ventouse (16).

4.2

Louis LASSÉE voit le jour vers 1703. Il est le fils légitime de Jean LASSÉE, Sieur des Touches et de Jacquette CARRON, âgée de 39 ans environ. A sa naissance, il a un frère Jean (né vers 1698). Louis sera Sieur des Touches. Il s'unit avec Marie DUPUY (~ 1717-1767), la fille légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 27 mai 1743 à Ventouse (16). Louis LASSÉE est décédé le mardi 12 avril 1774, à l'âge de 71 ans environ, à Ventouse (16).

4.3

Marie LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean LASSÉE, Sieur des Touches et de Jacquette CARRON. Elle s'unit avec Jean SURAUD -, Sieur de La Verronnerie, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura trois enfants : - Louise née en 1734. - Marie Jeanne née à une date inconnue. - Marie née à une date inconnue. Ils se marient le lundi 23 juin 1732 à Ventouse (16).

5.1

Philippe LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Pierre LASSÉE, Maître-apothicaire et de Marie DE MONTPEYROUX. Elle s'unit avec Sébastien DALENÇON (~ 1668-1748), Avocat, le fils légitime de Guillaume DALENÇON et de Marie COULON. Ce couple aura trois enfants : - Sébastien né vers 1711. - Marie Anne née à une date inconnue. - Sébastien né à une date inconnue. Ils se marient le mardi 2 février 1706 à Nanteuil-en-Vallée (16).

5.2

Louise LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Pierre LASSÉE, Maître-apothicaire et de Marie DE MONTPEYROUX. Elle s'unit avec Joseph RESNIER -, Sieur de Beaubrun, le fils légitime de Hugues RESNIER et de Marie Thérèse SAUVO. Ce couple aura deux enfants : - Marie Marthe née à une date inconnue. - Joseph né à une date inconnue. Ils se marient le mardi 25 avril 1713 à Nanteuil-en-Vallée (16).

Génération.4

1.1.1

Paul Élie Salomon de LASSÉE voit le jour le vendredi 4 septembre 1722 à Mâron (36). Il est le fils légitime de Pierre Paul de LASSÉE, Seigneur de Mâron, âgé de 34 ans et de Dauphine BONNEAU. Paul sera Trésorier de France. Il s'unit avec Ursule BERY de VILLEFRANCHE -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Jean Baptiste né en 1756. - Marie Jeanne née à une date inconnue. Ils se marient le mardi 10 septembre 1754 à Issoudun (36). Paul É. S. de LASSÉE est décédé en 1808, à l'âge de 85 ans.

1.1.2

Joseph Alexandre de LASSÉE voit le jour le dimanche 16 février 1727 à Mâron (36). Il est le fils légitime de Pierre Paul de LASSÉE, Seigneur de Mâron, âgé de 39 ans et de Dauphine BONNEAU. A sa naissance, il a un frère Paul Élie Salomon (né en 1722). Joseph sera Capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis. Joseph A. de LASSÉE est décédé en 1793, à l'âge de 65 ans.

2.1.1

Henri BERTRAND voit le jour le mardi 9 février 1745 à Châteauroux (36). Il est le fils légitime de Paul Henri BERTRAND, Maître des eaux et forêts, subdélégué de Châteauroux et de Louise COUTURIER. Henri sera Maître des eaux et forêts, maire de Châteauroux. Il s'unit avec Henriette BOUCHER -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Henri Gatien né en 1773. Henri BERTRAND est décédé le mercredi 4 octobre 1820, à l'âge de 75 ans, à Châteauroux (36).

4.1.1

Catherine LASSÉE est née vers 1743. Elle est la fille légitime de Jean LASSÉE, Bourgeois, âgé de 44 ans environ et de Catherine BENOIST, âgée de 22 ans environ. Elle s'unit avec Pascal MASSIGNAT -, Marchand, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Catherine née en 1785. - François Charles né à une date inconnue. Ils se marient le mardi 3 novembre 1772 à Ventouse (16). Catherine LASSÉE est décédée le samedi 8 octobre 1785, à l'âge de 42 ans environ, à Ventouse (16).

4.1.2

Charles François LASSÉE voit le jour le lundi 13 septembre 1751 à Ventouse (16). Il est le fils légitime de Jean LASSÉE, Bourgeois, âgé de 53 ans environ et de Catherine BENOIST, âgée de 30 ans environ. A sa naissance, il a une soeur Catherine (née vers 1743). Charles sera Propriétaire, maire de Valence. Il s'unit avec Marie MASSIGNAT (~ 1751-1826), la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Jean Joseph né en 1784. - François Alexandre né en 1787. Ils se marient le lundi 1 août 1774 à Ventouse (16). Charles F. LASSÉE est décédé le vendredi 19 mars 1824, à l'âge de 72 ans, à Valence (16).

4.1.3

Louis LASSÉE voit le jour le vendredi 22 décembre 1752 à Ventouse (16). Il est le fils légitime de Jean LASSÉE, Bourgeois, âgé de 54 ans environ et de Catherine BENOIST, âgée de 31 ans environ. A sa naissance, il a pour frères et soeurs : Catherine (née vers 1743), Charles François (né en 1751). Louis sera Propriétaire. Il s'unit avec Catherine MASSIGNAT -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Jean né vers 1777. - Louis né en 1779. Ils se marient le lundi 10 octobre 1774 à Cellefrouin (16). Louis LASSÉE est décédé le mardi 11 août 1829, à l'âge de 76 ans, à Valence (16).

4.1.4

Charles François LASSÉE voit le jour le samedi 30 juillet 1757 à Ventouse (16). Il est le fils légitime de Jean LASSÉE, Bourgeois, âgé de 59 ans environ et de Catherine BENOIST, âgée de 36 ans environ. A sa naissance, il a pour frères et soeurs : Catherine (née vers 1743), Charles François (né en 1751), Louis (né en 1752). Charles sera Député de la Charente. Il s'unit avec Marie Suzanne DUCOURET (~ 1769-1801), la fille légitime d'Antoine DUCOURET et d'Anne DUMAS. Ce couple aura un enfant : - Antoine Charles né en 1797. Ils se marient le lundi 23 juin 1794 à Luxé (16). Il s'unit avec Marie Anne SURAUD -, la fille légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 10 avril 1804 à Tusson (16). Charles F. LASSÉE est décédé le lundi 5 août 1816, à l'âge de 59 ans, à Tusson (16).

4.1.5

Marie LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean LASSÉE, Bourgeois et de Catherine BENOIST. Elle s'unit avec Louis FRICAND (~ 1738-1789), Sieur de La Chalouzière, le fils légitime de Jean FRICAND et de Madeleine BENOIST. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 28 novembre 1769 à Ventouse (16).

4.1.6

Catherine LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean LASSÉE, Bourgeois et de Catherine BENOIST. Elle s'unit avec Jean BARRET -, Marchand, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 6 octobre 1772 à Ventouse (16).

4.3.1

Louise SURAUD est née le mardi 26 octobre 1734 à Juillé (16). Elle est la fille légitime de Jean SURAUD, Sieur de La Verronnerie et de Marie LASSÉE. Elle s'unit avec Jean MAISTRE (1740-1820), Sieur du Chambon, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Louise Henriette née en 1777. Ils se marient le mardi 23 janvier 1770 à Ligné (16). Louise SURAUD est décédée le dimanche 22 octobre 1797, à l'âge de 62 ans, à Juillé (16).

4.3.2

Marie Jeanne SURAUD est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean SURAUD, Sieur de La Verronnerie et de Marie LASSÉE. Elle s'unit avec Jean POUMEAU -, Maître-chirurgien, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Louise née à une date inconnue. Ils se marient le lundi 10 septembre 1764 à Juillé (16).

4.3.3

Marie SURAUD est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean SURAUD, Sieur de La Verronnerie et de Marie LASSÉE. Elle s'unit avec Pierre PRÉMONT -, Sieur du Coursad, le fils légitime de Guillaume PRÉMONT et de Jeanne SURAUD. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 29 août 1769 à Mouton (16).

5.1.1

Sébastien DALENÇON voit le jour vers 1711. Il est le fils légitime de Sébastien DALENÇON, Avocat, âgé de 43 ans environ et de Philippe LASSÉE. Sébastien sera Sieur de Fontenelle. Il s'unit avec Jeanne MARIN -, la fille légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 9 juillet 1753 à Angoulême (16). Il s'unit avec Elizabeth BÉCHAMIL -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Radegonde née vers 1733. - Jean né à une date inconnue. Sébastien DALENÇON est décédé le lundi 16 novembre 1795, à l'âge de 84 ans environ, à Nanteuil-en-Vallée (16).

5.1.2

Marie Anne DALENÇON est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Sébastien DALENÇON, Avocat et de Philippe LASSÉE. Elle s'unit avec François VIDAUD (1702-1767), Garde des eaux et forêts, le fils légitime de Philippe VIDAUD et de Jeanne GERVAIS. Ce couple aura trois enfants : - Marie née en 1737. - Gillette née à une date inconnue. - François né à une date inconnue. Ils se marient le mercredi 2 septembre 1733 à Saint-Angeau (16).

5.1.3

Sébastien DALENÇON voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Sébastien DALENÇON, Avocat et de Philippe LASSÉE. Sébastien sera Sieur du Peyrat. Il s'unit avec Marie Anne BUCHEY -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Marie Anne née vers 1740. - Jacques né à une date inconnue.

5.2.1

Marie Marthe RESNIER est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Joseph RESNIER, Sieur de Beaubrun et de Louise LASSÉE. Elle s'unit avec Guy DEBECT -, Sieur du Châtelard, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - François Abraham né à une date inconnue. Ils se marient le mercredi 12 février 1738 à Saint-Sornin (16).

5.2.2

Joseph RESNIER voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Joseph RESNIER, Sieur de Beaubrun et de Louise LASSÉE. Joseph sera Sieur du Couret. Il s'unit avec Marguerite EYRIAUD -, la fille légitime de Michel EYRIAUD et de Jeanne de LAPOUGE. Ce couple aura trois enfants : - Julie née à une date inconnue. - Marie née à une date inconnue. - Louise née à une date inconnue. Ils se marient le mardi 18 juin 1737 à Saint-Sornin (16).

Génération.5

1.1.1.1

Jean Baptiste de LASSÉE voit le jour le jeudi 25 mars 1756 à Mâron (36). Il est le fils légitime de Paul Élie Salomon de LASSÉE, Trésorier de France, âgé de 33 ans et d'Ursule BERY de VILLEFRANCHE. Jean sera Propriétaire. Il s'unit avec Marie DURIS de VINEUIL -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Pauline née à une date inconnue. Ils se marient le mardi 10 août 1784 à Châteauroux (36). Jean B. de LASSÉE est décédé le mercredi 17 décembre 1845, à l'âge de 89 ans, à Châteauroux (36).

1.1.1.2

Marie Jeanne de LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Paul Élie Salomon de LASSÉE, Trésorier de France et d'Ursule BERY de VILLEFRANCHE. Elle s'unit avec Pierre Philippe BAUCHERON de LÉCHEROLLE (1769-1826), Propriétaire, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Paul né vers 1794. - Jules Philippe né vers 1800. Ils se marient le mardi 11 janvier 1791 à Mâron (36).

2.1.1.1

Henri Gatien BERTRAND voit le jour le dimanche 28 mars 1773 à Châteauroux (36). Il est le fils légitime de Henri BERTRAND, Maître des eaux et forêts, maire de Châteauroux, âgé de 28 ans et de Henriette BOUCHER. Henri sera Général d'Empire, député de l'Indre. Il s'unit avec Françoise Elisabeth DILLON -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Henri Alexandre Arthur né en 1811. - Hortense Eugénie née à une date inconnue. Ils se marient le samedi 17 septembre 1808 à Saint-Leu-la-Forêt (95). Henri G. BERTRAND est décédé le mercredi 31 janvier 1844, à l'âge de 70 ans, à Châteauroux (36).

4.1.1.1

Catherine MASSIGNAT est née le mercredi 23 mars 1785 à Ventouse (16). Elle est la fille légitime de Pascal MASSIGNAT, Marchand et de Catherine LASSÉE, âgée de 42 ans environ. Elle s'unit avec Jean Joseph BARRET -, Propriétaire, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le jeudi 12 juin 1806 à Valence (16). Catherine MASSIGNAT est décédée le mercredi 29 avril 1829, à l'âge de 44 ans, à Valence (16).

4.1.1.2

François Charles MASSIGNAT voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Pascal MASSIGNAT, Marchand et de Catherine LASSÉE. François sera Propriétaire. Il s'unit avec Catherine RÉGNIER -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Marie née à une date inconnue. Ils se marient le mardi 15 juillet 1806 à Fontclaireau (16).

4.1.2.1

Jean Joseph LASSÉE voit le jour le dimanche 22 août 1784 à Ventouse (16). Il est le fils légitime de Charles François LASSÉE, Propriétaire, maire de Valence, âgé de 32 ans et de Marie MASSIGNAT, âgée de 33 ans environ. Jean sera Capitaine de cavalerie.

4.1.2.2

François Alexandre LASSÉE voit le jour le mercredi 20 juin 1787 à Ventouse (16). Il est le fils légitime de Charles François LASSÉE, Propriétaire, maire de Valence, âgé de 35 ans et de Marie MASSIGNAT, âgée de 36 ans environ. A sa naissance, il a un frère Jean Joseph (né en 1784). François sera Propriétaire, maire de Valence. Il s'unit avec Catherine Céleste LASSÉE (1801-1829), la fille légitime de Jean LASSÉE et de Marie CARRON-MASSIDOUX. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 27 février 1821 à Valence (16). François A. LASSÉE est décédé le vendredi 20 juillet 1866, à l'âge de 79 ans, à Valence (16).

4.1.3.1

Jean LASSÉE voit le jour vers 1777. Il est le fils légitime de Louis LASSÉE, Propriétaire, âgé de 24 ans environ et de Catherine MASSIGNAT. Jean sera Propriétaire. Il s'unit avec Marie CARRON-MASSIDOUX -, la fille légitime de Philippe CARRON et de Radegonde FRICAND de LA CHALOUZIÈRE. Ce couple aura deux enfants : - Catherine Céleste née en 1801. - Charles François né à une date inconnue. Ils se marient le samedi 10 janvier 1801 à Valence (16). Jean LASSÉE est décédé le mardi 21 février 1843, à l'âge de 66 ans environ, à Valence (16).

4.1.3.2

Louis LASSÉE voit le jour le mercredi 5 mai 1779 à Cellefrouin (16). Il est le fils légitime de Louis LASSÉE, Propriétaire, âgé de 26 ans et de Catherine MASSIGNAT. A sa naissance, il a un frère Jean (né vers 1777). Louis sera Propriétaire. Il s'unit avec Catherine MAIGNEN -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Françoise née à une date inconnue. - Françoise Chélonise née à une date inconnue. Ils se marient le mardi 9 septembre 1817 à Marcillac-Lanville (16).

4.1.4.1a

Antoine Charles LASSÉE voit le jour le mercredi 10 mai 1797 à Luxé (16). Il est le fils légitime de Charles François LASSÉE, Député de la Charente, âgé de 39 ans et de Marie Suzanne DUCOURET, âgée de 28 ans environ. Antoine sera Avocat, conseiller d'arrondissement. Il s'unit avec Marie Suzanne CAILLOT -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Antoine Louis né en 1827. - Louis né en 1841. Ils se marient le lundi 19 juin 1826 à Salles-de-Villefagnan (16). Antoine C. LASSÉE est décédé le jeudi 22 novembre 1855, à l'âge de 58 ans, à Salles-de-Villefagnan (16).

4.3.1.1

Louise Henriette MAISTRE est née le mercredi 30 juillet 1777 à Juillé (16). Elle est la fille légitime de Jean MAISTRE, Sieur du Chambon, âgé de 37 ans et de Louise SURAUD, âgée de 42 ans. Elle s'unit avec Roch CONSTANTIN (1777-1842), Propriétaire, maire de Puyréaux, le fils légitime de Pierre CONSTANTIN et de Marie NAULIN. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 2 février 1796 à Juillé (16). Louise H. MAISTRE est décédée le dimanche 23 août 1835, à l'âge de 58 ans, à Puyréaux (16).

4.3.2.1

Louise POUMEAU est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean POUMEAU, Maître-chirurgien et de Marie Jeanne SURAUD. Elle s'unit avec François DUBOYS de LA BRUNE -, Conseiller de préfecture, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Emilie née à une date inconnue. Ils se marient le samedi 13 décembre 1794 à Juillé (16).

5.1.1.1b

Radegonde DALENÇON est née vers 1733. Elle est la fille légitime de Sébastien DALENÇON, Sieur de Fontenelle, âgé de 22 ans environ et d'Elizabeth BÉCHAMIL. Elle s'unit avec Simon GARUAUD -, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Radegonde DALENÇON est décédée le mercredi 27 avril 1803, à l'âge de 70 ans environ, à Nanteuil-en-Vallée (16).

5.1.1.2b

Jean DALENÇON voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Sébastien DALENÇON, Sieur de Fontenelle et d'Elizabeth BÉCHAMIL. Jean sera Sieur des Vergnes. Il s'unit avec Françoise PRESSAC -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Marie née à une date inconnue. Ils se marient le lundi 26 février 1770 à Nanteuil-en-Vallée (16).

5.1.2.1

Marie VIDAUD est née le dimanche 14 avril 1737 à Agris (16). Elle est la fille légitime de François VIDAUD, Garde des eaux et forêts, âgé de 34 ans et de Marie Anne DALENÇON. Elle s'unit avec Pierre POITEVIN (~ 1728-1786), Notaire-procureur à La Rochefoucauld, le fils légitime de Jean POITEVIN et de Marie GUERRY. Ce couple aura quatre enfants : - Marie née vers 1764. - Anne née en 1771. - Pierre né en 1775. - Marie Victoire née à une date inconnue. Ils se marient le samedi 21 décembre 1765 à Agris (16). Marie VIDAUD est décédée le lundi 12 septembre 1791, à l'âge de 54 ans, à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.2

Gillette VIDAUD est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de François VIDAUD, Garde des eaux et forêts et de Marie Anne DALENÇON. Elle s'unit avec Jean Pierre GALLIOT -, Garde des eaux et forêts, maire de Brie, le fils légitime de Jean Louis GALLIOT et de Catherine PITTEAU. Ce couple aura deux enfants : - Marie née en 1765. - François né à une date inconnue. Ils se marient le jeudi 17 mars 1774 à Champniers (16).

5.1.2.3

François VIDAUD voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de François VIDAUD, Garde des eaux et forêts et de Marie Anne DALENÇON. François sera Sieur de La Croix. Il s'unit avec Marie Anne DUMAS -, la fille légitime d'Antoine DUMAS et de Catherine VAUGELADE. Ce couple aura un enfant : - Marie Anne née à une date inconnue. Ils se marient le mercredi 29 février 1764 à Champagne-Mouton (16).

5.1.3.1

Marie Anne DALENÇON est née vers 1740. Elle est la fille légitime de Sébastien DALENÇON, Sieur du Peyrat et de Marie Anne BUCHEY. Elle s'unit avec Pierre BOULANGER -, Licencié ès lois, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 10 novembre 1761 à Nanteuil-en-Vallée (16). Marie A. DALENÇON est décédée le dimanche 1 avril 1804, à l'âge de 64 ans environ, à Nanteuil-en-Vallée (16).

5.1.3.2

Jacques DALENÇON voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Sébastien DALENÇON, Sieur du Peyrat et de Marie Anne BUCHEY. Jacques sera Sieur du Peyrat, maire de Nanteuil. Il s'unit avec Marie TURCAT (~ 1727-1795), la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura trois enfants : - Radegonde née à une date inconnue. - Anne née à une date inconnue. - Marie née à une date inconnue. Ils se marient le lundi 1 février 1762 à Nanteuil-en-Vallée (16). Jacques DALENÇON est décédé en 1794.

5.2.1.1

François Abraham DEBECT voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Guy DEBECT, Sieur du Châtelard et de Marie Marthe RESNIER. François sera Bourgeois. Il s'unit avec Marie SIMARD -, la fille légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 31 janvier 1786 à Angoulême (16).

5.2.2.1

Julie RESNIER est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Joseph RESNIER, Sieur du Couret et de Marguerite EYRIAUD. Elle s'unit avec Charles FOURGEAUD -, Marchand, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le samedi 16 juin 1781 à Cellefrouin (16).

5.2.2.2

Marie RESNIER est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Joseph RESNIER, Sieur du Couret et de Marguerite EYRIAUD. Elle s'unit avec Pascal MASSIGNAT -, Marchand, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 12 avril 1790 à Cellefrouin (16).

5.2.2.3

Louise RESNIER est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Joseph RESNIER, Sieur du Couret et de Marguerite EYRIAUD. Elle s'unit avec Jean CARRON -, Bourgeois, le fils légitime de Louis CARRON et de Françoise MESTURAS. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 5 février 1765 à Cellefrouin (16).

Génération.6

1.1.1.1.1

Pauline de LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean Baptiste de LASSÉE, Propriétaire et de Marie DURIS de VINEUIL. Elle s'unit avec Philippe Henri TAILHANDIER DU PLAIX (~ 1790-1842), Propriétaire, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 16 juin 1813 à Châteauroux (36).

1.1.1.2.1

Paul BAUCHERON de LÉCHEROLLE voit le jour vers 1794. Il est le fils légitime de Pierre Philippe BAUCHERON de LÉCHEROLLE, Propriétaire, âgé de 24 ans environ et de Marie Jeanne de LASSÉE. Paul sera Officier, maire de Mâron. Paul BAUCHERON de LÉCHEROLLE est décédé le lundi 4 juin 1877, à l'âge de 83 ans environ, à Mâron (36).

1.1.1.2.2

Jules Philippe BAUCHERON de LÉCHEROLLE voit le jour vers 1800. Il est le fils légitime de Pierre Philippe BAUCHERON de LÉCHEROLLE, Propriétaire, âgé de 30 ans environ et de Marie Jeanne de LASSÉE. A sa naissance, il a un frère Paul (né vers 1794). Jules sera Propriétaire, conseiller général de l'Indre. Jules P. BAUCHERON de LÉCHEROLLE est décédé le mardi 27 novembre 1883, à l'âge de 83 ans environ, à Issoudun (36).

2.1.1.1.1

Henri Alexandre Arthur BERTRAND voit le jour le jeudi 5 décembre 1811 à Trieste (Italie). Il est le fils légitime de Henri Gatien BERTRAND, Général d'Empire, député de l'Indre, âgé de 38 ans et de Françoise Elisabeth DILLON. Henri sera Général de brigade, député de l'Indre, grand officier de la Légion d'honneur. Henri A. A. BERTRAND est décédé le mardi 22 janvier 1878, à l'âge de 66 ans, à Paris (75).

2.1.1.1.2

Hortense Eugénie BERTRAND est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Henri Gatien BERTRAND, Général d'Empire, député de l'Indre et de Françoise Elisabeth DILLON. Elle s'unit avec Amédée THAYER (1799-1868), Maire de Drancy, sénateur, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple.

4.1.1.2.1

Marie MASSIGNAT est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de François Charles MASSIGNAT, Propriétaire et de Catherine RÉGNIER. Elle s'unit avec Pierre DUBOIS -, Propriétaire, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 19 août 1829 à Valence (16).

4.1.3.1.1

Catherine Céleste LASSÉE est née le mercredi 28 octobre 1801 à Valence (16). Elle est la fille légitime de Jean LASSÉE, Propriétaire, âgé de 24 ans environ et de Marie CARRON-MASSIDOUX. Elle s'unit avec François Alexandre LASSÉE (1787-1866), Propriétaire, maire de Valence, le fils légitime de Charles François LASSÉE et de Marie MASSIGNAT. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 27 février 1821 à Valence (16). Catherine C. LASSÉE est décédée le mercredi 15 juillet 1829, à l'âge de 27 ans, à Valence (16).

4.1.3.1.2

Charles François LASSÉE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Jean LASSÉE, Propriétaire et de Marie CARRON-MASSIDOUX. Charles sera Propriétaire. Il s'unit avec Marie Adélaïde ALBERT -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Louis Charles né à une date inconnue. Ils se marient le mardi 24 avril 1838 à Sainte-Colombe (16).

4.1.3.2.1

Françoise LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Louis LASSÉE, Propriétaire et de Catherine MAIGNEN. Elle s'unit avec Pierre DEBENAY -, Huissier, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 26 mars 1845 à Cellefrouin (16).

4.1.3.2.2

Françoise Chélonise LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Louis LASSÉE, Propriétaire et de Catherine MAIGNEN. Elle s'unit avec Louis COTINAUD -, Propriétaire, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 30 août 1836 à Cellefrouin (16).

4.1.4.1a.1

Antoine Louis LASSÉE voit le jour le jeudi 14 juin 1827 à Salles-de-Villefagnan (16). Il est le fils légitime d'Antoine Charles LASSÉE, Avocat, conseiller d'arrondissement, âgé de 30 ans et de Marie Suzanne CAILLOT. Antoine sera Propriétaire, maire de Luxé. Il s'unit avec Louise Alexandrine ROUGIER (1831-1915), la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Pierre Louis Edgard né en 1851. - Étienne Antoine Louis Henri né en 1860. Ils se marient le lundi 16 septembre 1850 à Verteuil-sur-Charente (16). Antoine L. LASSÉE est décédé le mardi 30 janvier 1872, à l'âge de 44 ans, à Ruffec (16).

4.1.4.1a.2

Louis LASSÉE voit le jour le lundi 27 septembre 1841 à Ruffec (16). Il est le fils légitime d'Antoine Charles LASSÉE, Avocat, conseiller d'arrondissement, âgé de 44 ans et de Marie Suzanne CAILLOT. A sa naissance, il a un frère Antoine Louis (né en 1827). Louis sera Propriétaire. Il s'unit avec Blanche VIÉNOT de VAUBLANC -, la fille légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 8 avril 1896 au Vieux-Cérier (16). Louis LASSÉE est décédé le mardi 2 novembre 1897, à l'âge de 56 ans, à Bordeaux (33).

4.3.2.1.1

Emilie DUBOYS de LA BRUNE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de François DUBOYS de LA BRUNE, Conseiller de préfecture et de Louise POUMEAU. Elle s'unit avec Alexis PRÉMONT -, Médecin, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient vers 1819.

5.1.1.2b.1

Marie DALENÇON est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean DALENÇON, Sieur des Vergnes et de Françoise PRESSAC. Elle s'unit avec Louis DECHAMBE (1773-1827), Capitaine d'infanterie, chevalier de la Légion d'honneur, le fils légitime de Jean DECHAMBE et de Marie DESROCHES. Ce couple aura un enfant : - Marie Anne Julie née vers 1820. Ils se marient le lundi 19 août 1811 à Nanteuil-en-Vallée (16).

5.1.2.1.1

Marie POITEVIN est née vers 1764. Elle est la fille légitime de Pierre POITEVIN, Notaire-procureur à La Rochefoucauld, âgé de 36 ans environ et de Marie VIDAUD, âgée de 26 ans environ. Elle s'unit avec Jean DURAND (1768-1832), Bourgeois, le fils légitime de Jacques DURAND et de Marie PENOT. Ce couple aura deux enfants : - Marie Magdelaine née en 1791. - Marie Minette née en 1800. Ils se marient le mardi 9 octobre 1787 à La Rochefoucauld (16). Marie POITEVIN est décédée le vendredi 15 octobre 1841, à l'âge de 77 ans environ, à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.1.2

Anne POITEVIN est née le samedi 21 septembre 1771 à La Rochefoucauld (16). Elle est la fille légitime de Pierre POITEVIN, Notaire-procureur à La Rochefoucauld, âgé de 43 ans environ et de Marie VIDAUD, âgée de 34 ans. A sa naissance, elle a une soeur Marie (née vers 1764). Elle s'unit avec Jean CAMBOIS (1769-1840), Tanneur, le fils légitime de Jean CAMBOIS et de Marie BINAUD. Ce couple aura deux enfants : - Laure née en 1795. - Élie né vers 1813. Ils se marient le mardi 28 février 1792 à La Rochefoucauld (16). Anne POITEVIN est décédée le mardi 12 août 1823, à l'âge de 51 ans, à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.1.3

Pierre POITEVIN voit le jour le samedi 1 avril 1775 à La Rochefoucauld (16). Il est le fils légitime de Pierre POITEVIN, Notaire-procureur à La Rochefoucauld, âgé de 47 ans environ et de Marie VIDAUD, âgée de 37 ans. A sa naissance, il a plusieurs soeurs : Marie (née vers 1764), Anne (née en 1771). Pierre sera Marchand, officier dans la Grande Armée. Il s'unit avec Elizabeth GUERRY-DUCLAUD -, la fille légitime d'Antoine GUERRY-DUCLAUD et de Marie MIGEON. Ce couple aura un enfant : - Marie Isoline née en 1805. Ils se marient le lundi 20 décembre 1802 à La Rochefoucauld (16). Pierre POITEVIN est décédé le lundi 8 juillet 1850, à l'âge de 75 ans, à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.1.4

Marie Victoire POITEVIN est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Pierre POITEVIN, Notaire-procureur à La Rochefoucauld et de Marie VIDAUD. Elle s'unit avec Jean François BRUN -, Propriétaire, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Marie Anne née à une date inconnue. Ils se marient le mardi 20 novembre 1798 à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.2.1

Marie GALLIOT est née le lundi 7 janvier 1765 à Brie (16). Elle est la fille légitime de Jean Pierre GALLIOT, Garde des eaux et forêts, maire de Brie et de Gillette VIDAUD. Elle s'unit avec Charles LÉCHELLE (1764-1838), Notaire, maire de Brie, le fils légitime de François LÉCHELLE et de Renée MOREAU. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 22 août 1791 à Brie (16). Marie GALLIOT est décédée le dimanche 25 novembre 1798, à l'âge de 33 ans, à Brie (16).

5.1.2.2.2

François GALLIOT voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Jean Pierre GALLIOT, Garde des eaux et forêts, maire de Brie et de Gillette VIDAUD. François sera Propriétaire. Il s'unit avec Françoise DEGORCE -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Jean Pierre né à une date inconnue. - Marie née à une date inconnue. Ils se marient le lundi 19 février 1798 à Brie (16).

5.1.2.3.1

Marie Anne VIDAUD est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de François VIDAUD, Sieur de La Croix et de Marie Anne DUMAS. Elle s'unit avec Gilles TOURETTE -, Propriétaire, le fils légitime de Henry TOURETTE et de Marie Anne GUERRY. Ce couple aura un enfant : - Marie née en 1806. Ils se marient le mercredi 25 septembre 1805 à Agris (16).

5.1.3.2.1

Radegonde DALENÇON est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jacques DALENÇON, Sieur du Peyrat, maire de Nanteuil et de Marie TURCAT. Elle s'unit avec Jean Baptiste BONNARD-LIVENNE -, Greffier, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 30 avril 1792 à Nanteuil-en-Vallée (16).

5.1.3.2.2

Anne DALENÇON est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jacques DALENÇON, Sieur du Peyrat, maire de Nanteuil et de Marie TURCAT. Elle s'unit avec Jean Maurice DUBOIS -, Tanneur, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le jeudi 26 janvier 1792 à Nanteuil-en-Vallée (16).
 
5.1.3.2.3

Marie DALENÇON est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jacques DALENÇON, Sieur du Peyrat, maire de Nanteuil et de Marie TURCAT. Elle s'unit avec Louis BILLAUD -, Sieur du Rouyet, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 17 février 1784 à Nanteuil-en-Vallée (16).

Génération.7

4.1.3.1.2.1

Louis Charles LASSÉE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Charles François LASSÉE, Propriétaire et de Marie Adélaïde ALBERT. Louis sera Propriétaire, maire de Valence. Il s'unit avec Catherine Estelle CARRON-MASSIDOUX -, la fille légitime de Jean CARRON-MASSIDOUX et d'Anne Henriette LONGEAUD-LAGRANGE. Ce couple aura un enfant : - Maurice Louis Charles né à une date inconnue. Ils se marient le mercredi 11 septembre 1872 à Ventouse (16).

4.1.4.1a.1.1

Pierre Louis Edgard de LASSÉE voit le jour le dimanche 29 juin 1851 à Verteuil-sur-Charente (16). Il est le fils légitime d'Antoine Louis LASSÉE, Propriétaire, maire de Luxé, âgé de 24 ans et de Louise Alexandrine ROUGIER, âgée de 19 ans. Pierre sera Propriétaire. Il s'unit avec Berthe NEBOUT -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Paul né en 1882. - Raoul né en 1884. Ils se marient le mardi 26 avril 1881 à Saint-Martin-L'Ars (86). Pierre L. E. de LASSÉE est décédé le lundi 10 janvier 1910, à l'âge de 58 ans, à Saint-Martin-L'Ars (86).

4.1.4.1a.1.2

Étienne Antoine Louis Henri de LASSÉE voit le jour le lundi 5 mars 1860 à Ruffec (16). Il est le fils légitime d'Antoine Louis LASSÉE, Propriétaire, maire de Luxé, âgé de 32 ans et de Louise Alexandrine ROUGIER, âgée de 28 ans. A sa naissance, il a un frère Pierre Louis Edgard (né en 1851). Étienne sera Propriétaire. Il s'unit avec Marie Thérèse THIBAULT -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Antoine Louis Marie Jean né en 1895. - Anne Marie Suzanne Sabine née en 1895.

5.1.1.2b.1.1

Marie Anne Julie DECHAMBE est née vers 1820. Elle est la fille légitime de Louis DECHAMBE, Capitaine d'infanterie, chevalier de la Légion d'honneur, âgé de 46 ans environ et de Marie DALENÇON. Elle s'unit avec Louis Achille JOLIET (1815-), Avocat à Ruffec, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 20 mai 1840 à Nanteuil-en-Vallée (16). Marie A. J. DECHAMBE est décédée le mardi 18 mai 1886, à l'âge de 66 ans environ, à Ruffec (16).

5.1.2.1.1.1

Marie Magdelaine DURAND est née le mercredi 20 juillet 1791 à Chazelles (16). Elle est la fille légitime de Jean DURAND, Bourgeois, âgé de 23 ans et de Marie POITEVIN, âgée de 27 ans environ. Elle s'unit avec Pierre LAGARDE (1784-), Propriétaire, le fils légitime de Étienne LAGARDE et d'Elizabeth BARRET. Ce couple aura deux enfants : - Louis né en 1815. - François né à une date inconnue. Ils se marient le mercredi 16 janvier 1811 à Chazelles (16). Marie M. DURAND est décédée le mardi 11 mars 1817, à l'âge de 25 ans, à Chazelles (16).

5.1.2.1.1.2

Marie Minette DURAND est née le vendredi 1 août 1800 à Chazelles (16). Elle est la fille légitime de Jean DURAND, Bourgeois, âgé de 32 ans et de Marie POITEVIN, âgée de 36 ans environ. A sa naissance, elle a une soeur Marie Magdelaine (née en 1791). Elle s'unit avec Jacques GUIMBELOT-MONPLAISIR (1782-1857), Propriétaire, agriculteur, maire d'Eymouthiers, le fils légitime de François GUIMBELOT et de Jeanne PLANTY. Ce couple aura trois enfants : - Marie Adeline née en 1819. - Étienne né en 1824. - François né en 1828. Ils se marient le mardi 7 janvier 1817 à Chazelles (16). Marie M. DURAND est décédée le vendredi 18 mars 1859, à l'âge de 58 ans, à Eymouthiers (16).

5.1.2.1.2.1

Laure CAMBOIS est née le lundi 6 avril 1795 à La Rochefoucauld (16). Elle est la fille légitime de Jean CAMBOIS, Tanneur, âgé de 25 ans et d'Anne POITEVIN, âgée de 23 ans. Elle s'unit avec Jean RIVET (1794-1836), Propriétaire, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Marie née en 1824. Ils se marient le lundi 20 janvier 1817 à La Rochefoucauld (16). Laure CAMBOIS est décédée le jeudi 21 août 1851, à l'âge de 56 ans, à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.1.2.2

Élie CAMBOIS voit le jour vers 1813. Il est le fils légitime de Jean CAMBOIS, Tanneur, âgé de 43 ans environ et d'Anne POITEVIN, âgée de 41 ans environ. A sa naissance, il a une soeur Laure (née en 1795). Élie sera Tanneur. Il s'unit avec Madeleine PINTAUD -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Armande née vers 1844. Ils se marient le mercredi 22 mars 1843 à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.1.3.1

Marie Isoline POITEVIN est née le dimanche 3 novembre 1805 à La Rochefoucauld (16). Elle est la fille légitime de Pierre POITEVIN, Marchand, officier dans la Grande Armée, âgé de 30 ans et d'Elizabeth GUERRY-DUCLAUD. Elle s'unit avec François MIGEON (1791-), Négociant, le fils légitime de Louis MIGEON et de Marguerite MERLE. Ce couple aura un enfant : - Pierre François Lucien né en 1827. Ils se marient le mercredi 18 septembre 1822 à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.1.4.1

Marie Anne BRUN est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean François BRUN, Propriétaire et de Marie Victoire POITEVIN. Elle s'unit avec Étienne LAGRAVELLE -, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le samedi 16 juin 1821 à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.2.2.1

Jean Pierre GALLIOT voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de François GALLIOT, Propriétaire et de Françoise DEGORCE. Jean sera Propriétaire. Il s'unit avec Marguerite FÉVRIER-LAGRANGE -, la fille légitime de François FÉVRIER-LAGRANGE et de Marguerite CORRIVAUD. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 7 octobre 1823 à Eymouthiers (16).

5.1.2.2.2.2

Marie GALLIOT est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de François GALLIOT, Propriétaire et de Françoise DEGORCE. Elle s'unit avec Jacques CORRIVAUD-LAFOND -, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 14 avril 1828 à Saint-Projet (16).

5.1.2.3.1.1

Marie TOURETTE est née le jeudi 25 décembre 1806 à Pranzac (16). Elle est la fille légitime de Gilles TOURETTE, Propriétaire et de Marie Anne VIDAUD. Elle s'unit avec François MARTONNAUD -, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Marie Anne née à une date inconnue. Ils se marient le dimanche 23 janvier 1825 à Pranzac (16).

Chronique éditée pour Généalogie Charente Périgord.

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06 août 2016

Chevalier de Saint-Louis

Marron (Joseph-Alexandre Lassée) est de Marron en Berry; lieutenant en 1746, capitaine en 1747, en second à la réforme, replacé à une compagnie eu 1757. — Blessé à l'affaire de M. de Dieskau, en Canada, en 1755. — Retiré en 1757 avec 500 livres d'appointements de retraite et l'assurance de la croix de Saint-Louis. — 1765, bon officier. — 1764, a bien mérité la croix de Saint-Louis, a bien servi. [Registre du régiment de la Heine, de 1765 à 1776.) — Il fut reçu par M. de Poix, major du régiment, chevalier de 1760.

Source : Histoire de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis.

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05 août 2016

Secrétaire de Condé

Les secrétaires ordinaires avaient une fonction plus subalterne qui n'était souvent que le premier échelon dans la carrière. Nous n'avons donc retenu que onze agents restés à ce poste : Etienne Ravière (1635- 1644) ; Thomas André (avant 1644- ?) ; Julien Cordier (7-1644) ; Thomas Berthier (avant 1660-1666) ; Jean Guillaume (7-1686) ; Salomon Lassée (vers 1660-1691) ; Guillaume Perrault (vers 1660-1686) ; Pierre Maret (1697-1709). Tous ces agents, de l'intendant au secrétaire ordinaire, qui vivaient dans l'intimité des Princes, étaient les premiers des commensaux, c'est- à-dire des fidèles. La seconde catégorie d'agents comprenait les membres du Conseil des Princes. L'existence de ce Conseil semblable dans sa nature et ses fonctions au Conseil du Roi, était encore un privilège des Princes du Sang. C'était en effet d'abord une assemblée de justice qui tranchait en appel les décisions des officiers seigneuriaux du domaine. Ses fonctions administratives procédaient de son rôle judiciaire : la police générale des terres était ainsi réglée sous la forme d'arrêts de justice rendus en Conseil. C'était aussi une sorte de Conseil des Dépêches où parvenaient les rapports des agents des provinces, les doléances des fermiers, les plaintes des particuliers1. Sa composition était réglementée : le chef du Conseil devait être membre d'une Cour souveraine et sa nomination était ratifiée par le Roi. Les quatre ou cinq autres membres étaient toujours des avocats ou procureurs en exercice au Parlement de Paris. Nous avons identifié : François de Lamet (1640-1645) ; Thomas de Fermelier (1644-1660) ; Etienne Godon (avant 1644, après 1648) ; Claude Bourdon (après 1644- 1666) ; Guillaume Longuet (1659-7) ; Charles Ravière (1672-1687) ; Mathurin Picard, chef (1673-1678 f) ; Jean Guy (1675-1692) ; Louis Loys (1676-1709) ; Marpon (1693-1709) ; Alexandre Millon, chef (1704-7).

Source : Revue historique, volume 250.

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04 août 2016

La Terreur

Détenus comme suspects, les membres de la famille de Lassée sont relâchés le 4 décembre 1793, (14 frimaire an II), car ils ont montré leur attachement à la Révolution « particulièrement Lassé-fils, procureur de la commune de Mâron qui a fait arrêter deux prêtres fanatiques et accepter à l'unanimité la Constitution qui ne l'aurait peut-être pas été sans lui... » Paul-Elie-Salomon réside en son château de Mâron et Jean-Baptiste de Lassée en son hôtel de la rue Grande, à Châteauroux, durant toute la période 1789-1799.

Source : L'Indre pendant la Révolution française.

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03 août 2016

La famille Bertrand

Bertrand (Henri), Saint-Martin de Châteauroux, 9 février 1745-27 juillet 1820.

La famille Bertrand accède à la notabilité nationale sous l'Empire à la suite de plusieurs générations d'officiers en charge dans le duché de Châteauroux depuis la fin du XVIIe siècle. Dans les années 1670, deux officiers du prince de Condé originaires de l'Angoumois, Paul Lassée et Henry-François Bertrand, occupent l'un la charge de receveur des revenus du duché de Châteauroux et l'autre celle de maître des Eaux et Forêts de Bommiers.

Henry-François Bertrand-Dupeirat (1648-1709) naît à La Rochefoucault, en Angoumois, de Jean Dupeirat (ou du Peyrat) et de Marie Mosnier, protestants. Entré dans les gardes du prince de Condé, il sert en Hollande, en Flandres et en Allemagne. Il survit à la bataille de Seneffe (Belgique, 1674). En récompense de ses services il reçoit la charge de capitaine du château de Bommiers (Indre), imposante forteresse médiévale, chef-lieu d'une baronnie des Bourbon-Condé en Berry. Le prince y adjoint l'office de maître des Eaux et Forêts de la maîtrise de Bommiers, comprenant près de 10 000 arpents de bois. En 1678, il épouse Anne Lassée. En 1698, il achète la seigneurie de Greuille (Sassierges-Saint-Germain), cependant il continue à gérer la terre de Mâron toute proche, où il décède le 10 janvier 1709.

Le fils aîné, Paul Bertrand (Château de Bommiers, 10 mai 1682-Château de Châteauroux, 2 octobre 1732), épouse, le 3 novembre 1718, Marie-Anne-Louise Pautrissel, sœur du fermier des forges de Clavières. Il prend le titre de seigneur de Greuille, et succède à son père dans la charge de maître des Eaux et Forêts de Bommiers.

Le cadet, Henry-François Bertrand (Bommiers, 29 septembre 1683-Châteauroux, 17 octobre 1754) épouse sa cousine Anne-Marie de Lassée (Bommiers, 1688-Châteauroux, 17 juillet 1732). Il hérite de la terre de Greuille en 1734, et prend le nom de Bertrand de Greuille. Il occupe la charge de conseiller du roi, maître des Eaux et Forêts en la maîtrise particulière du duché de Châteauroux. Il surveille l'exploitation des 10 000 arpents de la forêt domaniale, totalement affectée à l'approvisionnement des forges de Clavières. Capitaine des chasses du prince de Condé, il est aussi subdélégué de l'intendant de la généralité de Bourges au département de l'élection de Châteauroux. Cette position favorable lui donne un poids considérable lorsqu'en 1736 le comte de Clermont vend le duché-pairie de Châteauroux au Roi. La création d'un bailliage royal s'accompagne d'une réorganisation de la justice du duché. S'y ajoutent les créations de trois prévôtés royales, d'une maîtrise royale des Eaux et Forêts et de deux grueries, une à Bommiers et l'autre au Châtelet. Les nouveaux offices royaux font l'objet d'une vive compétition parmi les licenciés en droit de Châteauroux, qui y trouvent surtout l'avantage de multiples exemptions fiscales.

Le fils aîné, Paul-Henry Bertrand (1718-1767) épouse à Châteauroux, le 9 avril 1744, Marie Couturier, dame de Laleuf, fille de Nicolas, assesseur civil et criminel, commissaire enquêteur et examinateur au bailliage royal de Châteauroux. La famille Couturier a fourni plusieurs officiers attachés à la maison de Bourbon-Condé depuis l'érection du duché-pairie de Châteauroux, en 1616, comme procureurs fiscaux ou dans la maîtrise particulière des Eaux et Forêts. A son mariage Paul-Henry Bertrand reçoit en héritage la charge de maître des Eaux et Forêts, deux domaines dans la paroisse de Saint-Pierre-de-Lamps, une métairie à la Buxerolles (Ardentes), trois cheptels, 1 500 livres sur la terre de Greuille et 4 000 livres en meuble et argenterie. Il accroît ses terres à Saint-Pierre en achetant un domaine voisin de ses héritages. Il accroît ses terres à Saint-Pierre en achetant un domaine voisin de ses héritages. Juge civil de la Manufacture royale de draps du Parc (1755), subdélégué à la suite de son père, il conserve la confiance de l'intendant de la généralité. Il perd la terre de Greuille lors du partage de la succession de son père. Dès lors les descendants des deux branches suivront des destinées parallèles, les Bertrand de Greuille de la branche cadette accédant à la notabilité d'Empire

Henry Bertrand, fils aîné de Paul-Henry, en 1767 (au décès de son père) occupe une charge de conseiller au bailliage. En 1772, il lui succède dans la maîtrise particulière des Eaux et Forêts, au bailliage, et il continue à assurer la subdélégation de l'intendant de la généralité. Le 4 juin 1772 il épouse Marie-Henriette Bouchet (1753-1830), fille de Martin Bouchet (Vierzon, 29 avril 1714-Lyon, 22 août 1787) et d'Aimée-Thérèse Catherinot (Châteauroux, 1722-3 fructidor an XI, 21 août 1803), le père chevalier de l'ordre de Saint-Michel, ingénieur des Ponts et Chaussées du royaume et inspecteur général des Levées et Turcies de France. Henry Bertrand apporte dans la communauté les charges héritées de son père, trois métairies (Le Marchais, Nots et La Courandière) à Saint-Pierrre-de-Lamps, la métairie de la Buxerolles (Ardentes), trois cheptels de 1 500 livres chacun, et 4 000 livres de biens mobiliers et effets se trouvant dans ses appartements au château de Châteauroux. La future apporte 40 000 livres, dont 12 000 comptant et la métairie de Boislarge située paroisse de Saint-Etienne de Déols, partie en fief et partie en roture. Le 12 janvier 1778, au mariage à Châteauroux de sa cousine Marie-Adélaïde Bertrand de Greuille (1757-1823) avec Silvain de Constantin, Henry Bertrand porte les titres de seigneur de Boislarge et de secrétaire du roi.

Henry Bertrand n'apparaît pas au premier plan au cours des événements de la fin du siècle : en fait les attributions des subdélégués de l'intendant de Bourges sont fortement diminuées à la fin du xvme siècle. En 1779, la création de l'Assemblée provinciale de Berry réduit le travail et l'action de l'intendant de la généralité, et par conséquent du subdélégué. L'administration des routes et l'assiette des impôts relèvent désormais de l'administration provinciale. En outre, depuis 1777, le duché-pairie de Châteauroux est entré dans l'apanage du comte d'Artois, et la partie la plus importante de l'administration relève de l'attribution des officiers du prince apanagiste. En 1776, Henry Bertrand apparaît sur le tableau de la loge « Les amis réunis » de Châteauroux comme maître des cérémonies. Il ne montre pas le même enthousiasme que ses frères dans les années 1788-1789. Il ne participe pas aux délibérations des assemblées préparatoires à la réunion des Etats généraux. Nommé électeur de département en 1790, il entreprend une carrière judiciaire : en 1792 assesseur au tribunal de conciliation du district de Châteauroux, en 1795 élu juge suppléant au tribunal civil du département par l'assemblée électorale du 20 vendémiaire an IV. Pendant le Directoire, il se consacre à l'administration de la justice et se maintient à l'écart des débats politiques.

La position favorable de son fils Gatien Bertrand auprès de Napoléon Bonaparte a-t-elle fait sentir ses effets dès l'an VIII ? Le 6 avril 1799 (17 germinal an VIII), un arrêté du Premier Consul désigne Henry Bertrand comme maire de Châteauroux. Il exerce cette responsabilité pendant un an. Sa carrière publique suit le cursus des élites provinciales : inscrit sur la liste des notabilités départementales (1801), membre du conseil général de département en 1803, il en est président en 1805. Il est nommé membre du collège électoral de département en 1803. En 1810 il est porté sur la liste des candidats présentés au Sénat conservateur par le collège de département au premier tour, recueillant 93 voix sur 130 votants. Le gouvernement de la Restauration le tient à l'écart des responsabilités politiques et surveille sa demeure de près. Le commissaire de police Larchevêque, un ancien grognard, exerce une surveillance policière respectueuse, aussi Henry Bertrand n'est-il pas inquiété du fait de l'action de ses fils et de son gendre.

Sa fortune personnelle est constituée des revenus de ses propriétés situées dans la paroisse de Saint-Martin-de-Lamps. Signalé comme acquéreur de biens nationaux sur la liste des soixante propriétaires en 1805, Henry Bertrand a surtout acquis des parcelles de prés et de terres. En 1791 il soumissionne le domaine de Villemartin, à Vineuil, pour la somme de 38 000 livres, et les domaines des Grands et Petits Lagnys dépendant de l'abbaye de La Prée, à Saint-Valentin, pour la somme de 76 000 livres. Les revenus qu'il tire de ses biens propres ne sont pas considérables, et il est vraisemblable que sa cote d'imposition, établie à 2 757 F en 1811, ne tient pas compte des biens de son épouse. Henry Bertrand demeure alors dans le grand hôtel de la rue Descente des Cordeliers, à Châteauroux, hérité de sa belle-mère, dame Anne-Thérèse Catherinot, veuve de Gatien Bouchet. De son mariage avec Hélène Bouchet il eut trois enfants, Henri-Gatien Bertrand, le général ; Louis Bertrand-Boislarge ; et Henriette Bertrand, épouse de François Duris-Dufresne qui appartiennent tous trois au groupe des notables du département.

Bertrand (Henri-Gatien), Châteauroux, 28 mars 1773-31 janvier 1844.

Fils aîné d'Henry Bertrand et de Marie-Henriette Bouchet, dès son plus jeune âge il est dirigé vers la carrière militaire. Les hasards de la guerre et de la fortune le conduisent aux plus hautes dignités de l'Empire et il atteint la gloire historique pour avoir partagé les deux exils de Napoléon Bonaparte. Au retour de Sainte-Hélène le général Bertrand se retire à Châteauroux, profondément marqué par les années de détention. Le prestige de fidèle de l'Empereur qui l'accompagne l'oblige à se maintenir à l'écart des débats politiques de la Restauration. Au début de la Monarchie de Juillet, il fait une courte apparition sur la scène politique, puis s'en écarte définitivement pour se consacrer à l'administration de ses biens et à l'accomplissement du retour des cendres de l'Empereur.

Henri-Gatien Bertrand accomplit ses études au collège royal de La Flèche (1782-1790). Il prépare ensuite (1791-1793) à Paris le concours d'entrée à l'Ecole militaire du Génie de Mézières où il est reçu premier, et obtient ainsi le grade de sous-lieutenant (17 septembre 1793). Le 24 pluviôse an II (12 février 1794), le Comité de salut public ordonne de transférer l'instruction militaire à Metz. Les élèves participent, sur leur demande, au siège de Maestricht du 14 septembre au 4 novembre 1794, et Carnot leur confère à tous le grade de lieutenant au nom du Comité de salut public (13 novembre 1794). Enrôlé dans l'armée de Sambre-et-Meuse, Gatien Bertrand y gagne les galons de capitaine, le 21 mars 1795, et peu après il est appelé à faire partie de la première promotion des élèves de l'Ecole Polytechnique.

Henri-Gatien Bertrand entame alors une carrière militaire qui le conduit aux plus hautes charges. Le 22 mars 1796, il est attaché à la mission du général Aubert-Dubayet chargé de fortifier les Dardanelles (1796-1797). Il va jusqu'à Constantinople par voie de terre, où il apprend à son arrivée la fin de la mission à la suite du décès de l'ambassadeur Aubert-Dubayet. A son retour, il participe à la campagne d'Italie de 1797 ; Louis Bonaparte l'y aurait distingué et recommandé à Napoléon Bonaparte, alors général en chef de l'armée d'Italie. Gatien Bertrand se trouve donc engagé dans l'expédition d'Egypte. Napoléon Bonaparte le nomme chef de bataillon à la bataille des Pyramides (1798), chef de brigade après la bataille d'Aboukir (2 août 1799), sous-directeur des fortifications (28 mars 1800) et enfin général de brigade (6 septembre 1800).

La faveur que Napoléon Bonaparte accorde aux anciens soldats d'Egypte s'étend sur la carrière du général Bertrand qui, à chaque nouvelle mission, fait preuve de ses compétences d'officier du génie et justifie de flatteuses promotions. Revenu en France en 1801, Gatien Bertrand est chargé de l'inspection des fortifications (1803-1805). A ce titre, il participe aux préparatifs de l'invasion de l'Angleterre comme commandant du génie du camp de Saint-Omer, il dirige la construction des forts en mer et du port de Vimereux. Nommé aide de camp de Napoléon, le 7 mars 1805, il participe jusqu'en 1811 aux campagnes napoléoniennes aux côtés de l'Empereur (Austerlitz, Iéna...). En 1807 il est nommé général de division (30 mai), il s'illustre dans la campagne de Pologne et à la bataille d'Eylau. Gatien Bertrand dirige la construction du radeau sur lequel les souverains signent le traité de Tilsit. En 1808 il participe à la campagne d'Espagne et aux batailles de Vitoria, de Madrid et de Valladolid. Au cours de la campagne d'Autriche, en 1809, nommé commandant du génie des armées d'Allemagne, il dirige les travaux de construction des ponts sur le Danube à l'île Lobau. En 1809, pour son action au cours des batailles de l'île Lobau et de Wagram, Bertrand reçoit par deux fois les honneurs du Bulletin de la Grande Armée : « Enfin il n'existe plus de Danube pour l'armée française ; le général comte Bertrand a fait exécuter des travaux qui excitent l'étonnement et inspirent l'admiration » (n° 24). Le 25e bulletin, après la bataille de Wagram, indique que « les travaux du général-comte Bertrand et du corps de génie qu'il commande, avaient dès les premiers jours du mois dompté entièrement le Danube ». Le 9 avril 1811 le général Bertrand succède à Marmont comme gouverneur général des provinces Illyriennes. Il administre ces provinces jusqu'en 1813. Le 3 janvier 1813, alors que la situation militaire de l'Empire devient critique, Bertrand est nommé commandant en chef du corps d'observation d'Italie. Il organise le IVe corps d'armée, participe aux batailles de Liitzen, de Bautzen et de Leipzig. Le 18 novembre 1813, il succède au maréchal Duroc dans la charge de Grand-Maréchal du Palais. Sa promotion à une dignité aussi prestigieuse l'engage dans le processus de fidélité qui lie désormais son destin à celui de l'Empereur.

Le général Bertrand accompagne l'Empereur dans son exil à l'île d'Elbe, où Fanny Bertrand et Louis Bertrand-Boislarge, son frère, viennent le rejoindre. Gatien Bertrand est nommé ministre de l'Intérieur du gouvernement de l'île. Il joue un rôle important dans l'organisation du retour et du débarquement de Napoléon à Golfe-Juan. A l'issue des Cent-Jours, le général Bertrand fidèle à ses engagements et à ses fonctions, suivit l'Empereur sur le rocher de Sainte-Hélène. A la suite du décès de Napoléon (5 mai 1821) la famille Bertrand aborde la Grande-Bretagne le 2 août. Condamné à mort par contumace le 7 mai 1816, Bertrand doit attendre que Louis XVIII prononce son amnistie (ordonnance royale du 24 octobre 1821), et lui rende la jouissance de « tous ses droits, titres, grades et honneurs ». Il entre à Châteauroux le 17 mars 1822, où son arrivée donne lieu à un grand rassemblement populaire. Jusqu'en 1830 il mène dans l'Indre une vie retirée, à l'écart des luttes politiques. Il s'adonne à la culture et engage des expériences dans ses terres des Lagnys, commune de Saint-Valentin. C'est sans doute lui qui donne à plusieurs domaines des noms qui évoquent la campagne d'Egypte. On trouve les domaines dénommés le Nil, les Pyramides, Le Caire, toponymes qui subsistent encore actuellement. Il séjourne habituellement à Châteauroux, dans l'hôtel de la rue Descente des Cordeliers appartenant à sa mère, ou dans le château de Laleuf (Niherne). Ses voyages à Paris ne s'effectuent que sous la surveillance inquiète de la police. Sous la Restauration, il occupe une place trop en vue dans le département de l'Indre pour pouvoir mener une action politique quelconque. Son beau-frère, François Duris-Dufresne, ancien législateur, conduit la bataille libérale dans le département. Il se retrouve élu à la Chambre des députés en 1827 par le collège électoral de La Châtre. L'avènement de la Monarchie de Juillet remet le général Bertrand aux premiers rangs. Il est élu à la tête de la 4e légion de la garde nationale de Paris (21 novembre 1830), puis nommé commandant de l'Ecole Polytechnique (26 novembre 1830) qu'il dirige pendant un an (jusqu'au 16 novembre 1831). En 1831, il est élu député de l'Indre sur un programme libéral : il demande la suppression de la Chambre des pairs, l'instauration des libertés publiques et la liberté de la presse (5 juillet 1831). Ses positions en faveur de la liberté de la presse semblent indisposer le corps électoral de l'Indre qui préfère donner ses voix à Alexandre-Jules Godeau d'Entraigues en 1834. Dès lors le général Bertrand abandonne définitivement la vie politique et se dédie à la gestion de ses biens. Il se rend en Martinique, où il possède des plantations et des sucreries héritées de Fanny Dillon. Il fait deux voyages aux Antilles et aux Etats-Unis (1837-1839 et 1842-1843). Au soir de sa vie le général Bertrand engage son ultime action publique pour exaucer le vœu de l'Empereur mourant : il fait tout pour obtenir le retour des Cendres en France. Il distribue généreusement les objets ayant appartenu à l'Empereur. Le 7 juillet 1840, avant de s'embarquer à Toulon, il offre à la ville de Châteauroux le sabre que portait Napoléon à Aboukir. Accompagné de ses fils il conduit les restes mortels de l'Empereur jusqu'au dôme des Invalides en décembre 1840, où il place l'épée d'Austerlitz sur le cercueil.

Après sa mort, la Chambre des députés adopte le 13 avril 1845 une loi qui dispose que les restes mortels des grands maréchaux Duroc et Bertrand seront disposés dans l'église des Invalides, à gauche et à droite du passage qui relie la nef au dôme. Le 2 mai 1847, les restes du général Bertrand quittent Châteauroux (il avait été inhumé le 1er février 1844 au cimetière Saint-Denis) et atteignent les Invalides le 5 mai.

La fortune personnelle de Gatien Bertrand s'établit sous l'Empire, sans atteindre cependant le haut niveau de la plupart des grands dignitaires. Les biens fonciers du général sis en Berry lui viennent par héritage. Les propriétés que lui laissent ses parents et ses grands-parents restent, à l'aune des fortunes d'Empire, des plus modestes. La fortune du général Bertrand s'est formée à l'aide des distinctions et des dotations que lui décerne l'Empereur. Les décorations impériales pleuvent : il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 11 décembre 1803 ; commandant le 14 juin 1804 à Boulogne ; Grand Aigle le 14 août 1809 après Wagram. Il reçoit l'ordre étranger de la Grand Croix de la Fidélité de Bade (27 février 1806) au mariage du prince Eugène de Beauharnais avec Auguste-Amélie de Bavière, puis celui de chevalier de la Croix de Fer (25 décembre 1807). Il est nommé comte de l'Empire par lettres patentes du 11 septembre 1808.

Le 22 octobre 1807, il reçoit 100 000 F de rentes sur l'Etat et 100 000 F en argent pour se « procurer un hôtel soit à Paris, soit dans un chef-lieu de département ... cet hôtel devant également être compris dans le fief que Sa Majesté se propose d'ériger en votre faveur ». Plusieurs dotations sur le domaine étranger viennent constituer le fief du général. Il reçoit par décret du 30 juin 1807 : 36 357 F de rente annuelle sur le duché de Varsovie ; le 23 septembre 1808 : 5 882 F sur le Grand Livre de la Rente ; le 10 mars 1808 : 25 000 F sur la Westphalie et 20 000 F sur le Hanovre ; le 15 août 1810 : 10 000 F sur le Mont de Piété de Milan ; le 19 novembre 1813 : 25 000 F sur le département de Jemmapes.

Dans la déclaration de succession du 30 juillet 1844, l'évaluation des biens immeubles se monte à 17 736 F de revenu, soit à 354 727 F en capital. La fortune mobilière se compose du mobilier garnissant le château de Laleuf estimé à 29 335 F, de cinq actions des canaux du Loing et d'Orléans pour un capital de 50 000 F, de fermages et de redevances sur les domaines (80 763 F) et de plusieurs créances indivises sur 61 personnes pour une somme de 69 757 F. Sur ces créances on trouve 54 débiteurs pour une somme de 47 952 F que sont les acquéreurs du domaine de La Bourie, à Châteauroux. Nous sommes loin du niveau d'un million de francs que Napoléon, à Sainte-Hélène, estimait avoir donné au général Bertrand. Le général semble avoir suivi les conseils de l'Empereur qui lui recommandait de se constituer un domaine de 12 000 F de revenus dans un chef-lieu de département : « Une chose importante est de se placer dans un climat convenable à sa fortune. Si vous n'avez que douze mille francs, placez-vous à Châteauroux ou dans une petite ville ; vous y serez des premiers » (Cahiers de Sainte-Hélène, 15 février 1821, 1949, p 63).

Comme il a fait la fortune de Gatien Bertrand, Napoléon décide du mariage du général avec Frances (Fanny) Dillon (25 juillet 1785-6 mars 1836), petite-cousine de l'impératrice, et alliée aux d'Osmond. Le prestigieux mariage se déroule entièrement sous l'égide impériale à Saint-Leu, dans le château de la reine Hortense, les 16 et 17 septembre 1808. L'Empereur offre une dot de 200 000 livres d'inscription sur le Grand Livre ; le contrat de mariage daté du 14 septembre, avec « l'agrément de leurs majestés Impériales et Royales » est contresigné par les hauts dignitaires du régime, suivant les usages de l'ancienne Cour. Napoléon offre aussi le château de La Jonchère, aménagé au cours des années 1809-1810. Le train de vie que lui impose son ménage inquiète souvent le général. En 1813 lorsqu'il abandonne le gouvernement des provinces d'Illyrie, Bertrand estime devoir limiter les dépenses de sa maison à 2 500 F par mois. En 1814 Fanny se réfugie à Châteauroux avec cinq voitures et deux fourgons. Fanny Dillon, créole impulsive, rêvait de noces prestigieuses ; elle épouse le général Bertrand avec beaucoup de réticences. Une fois mariée, elle ne quittera son époux que contrainte par les campagnes militaires. Femme d'une fidélité exemplaire, elle sera le soutien constant de l'action du général. Sa présence à Sainte-Hélène, avec les enfants du général, apporte une touche de vie familiale qui adoucit parfois les dures conditions de l'exil. Fanny Dillon était enceinte presque tous les ans ; seuls survécurent cinq enfants.

Les quatre garçons entrent dans la carrière militaire, mais ils ne connaissent pas les heures de gloire que leur origine pouvait leur laisser espérer. Ils ne nouent pas non plus d'alliances prestigieuses avec des familles de hauts dignitaires impériaux. Les quatre garçons Bertrand ne laissent aucune postérité. L'aîné, Napoléon-Joseph-Henri Bertrand (13 juin 1809-26 juillet 1881) entre à Polytechnique en 1830, lorsque son père en obtient la direction. Il atteint le grade de capitaine de cavalerie en 1844. Henry-Alexandre-Arthur Bertrand (Trieste 5 décembre 1811-22 janvier 1878) épouse Ernestine Michel de Puisard, devient capitaine d'artillerie en 1844, général de brigade, inspecteur des Manufactures Impériales d'Armes en 1861, grand officier de la Légion d'honneur. Le couple adopte mademoiselle d'Abrantès qui épouse le vicomte de la Ferrière. Arthur Bertrand, né le 17 janvier 1817 à Sainte-Hélène, décède le 6 mars 1871 à Châteauroux. Alphonse-Charles-Henry-François Bertrand (6 juin 1823-3 mars 1866), élève de l'école de Saint-Cyr en 1844, devient officier de cavalerie (à Saumur), capitaine de spahis, officier d'ordonnance du gouverneur général d'Algérie et membre de la garde Impériale. Blessé à la bataille de Magenta (1859), il décède des suites de ses blessures. La fille du général, Hortense-Eugènie Bertrand (18 novembre 1810-25 décembre 1889) épouse le 10 mai 1828 Amédée Thayer (Orléans, 13 août 1799-Paris, 6 juillet 1868). En 1852, Napoléon III nomme Amédée Thayer sénateur. Le couple Thayer eut deux fils, Napoléon (1832-1842) et Henri (1839-1840), tous deux décédés en bas âge. Ainsi s'éteignit à la fin des années 1880, la famille Bertrand qui occupa les premiers rangs dans le département durant plus d'un siècle.

Bertrand-Boislarge (Louis), Saint-Martin Châteauroux, 21 juin 1774-Paris, 12 juillet 1861.

Né de Henry Bertrand et d'Henriette Bouchet, il suit des études au collège militaire de La Flèche avec son frère Henri-Gatien. Il tient le surnom de Boislarge d'un domaine appartenant à sa mère, situé à Déols. En 1794 il entre dans le 8e régiment de chasseurs à cheval, et participe au siège de Mayence, puis aux guerres de Vendée, notamment à la bataille du Mans. En 1799 une mauvaise blessure le contraint à abandonner le service. Il poursuit alors l'activité traditionnelle de la famille Bertrand et entre dans l'administration des Eaux et Forêts. En 1806, il est sous-inspecteur à Sancerre. Promu inspecteur général en 1809, il accomplit plusieurs missions en Hollande (1808-1809), puis en Illyrie (1811-1812) où son frère est gouverneur général. En 1814, il démissionne de l'administration des Eaux et Forêts et accompagne la famille du général Bertrand à l'île d'Elbe. Durant les Cent-Jours, il est nommé maître des requêtes au Conseil d'Etat. Sous la Seconde Restauration, il est soumis au régime de haute police et assigné à résidence à Agen, puis à Néris-les-Bains. Le 28 août 1816 il est autorisé à revenir à Châteauroux tout en restant astreint à la surveillance policière jusqu'au 9 décembre. Louis Bertrand-Boislarge n'exerce plus aucune activité publique et se consacre à la gestion de ses propriétés.

Le 17 février 1806, il épouse à Châteauroux Marie-Clotilde Boëry (1786-29 janvier 1860), fille du représentant Guillaume-Barthélémy Boëry.

Chevalier de la Légion d'honneur en 1806, officier en 1809, Louis Bertrand-Boislarge est fait chevalier d'Empire par lettres patentes du 15 juillet 1810. Il est inscrit sur la liste des électeurs du département par décision de l'Empereur comme membre de la Légion d'honneur (24 juin 1809).

A cette date le préfet estime que sa fortune, en capital, se monte à 100 000 F, ce qui représente un revenu annuel de 5 000 F. En 1811, il paie une contribution de 244 F. En 1820, au partage de la succession des biens de son père, Henry Bertrand, hérite du domaine de Touvent près de Châteauroux. En 1822 son imposition atteint la somme de 3 311 F ; le préfet considère qu'il a de l'influence au sein du collège électoral. En 1834, à la suite du partage de la succession des biens de sa mère Henriette Bouchet, Bertrand-Boislarge hérite des domaines des Girauds, des Changeons et de Scrouze, tous situés à proximité de son domaine de Touvent. En 1844, son neveu Henri Bertrand lui abandonne la jouissance de l'hôtel de la rue Descente-des-Cordeliers à Châteauroux.

A sa mort il lègue la propriété de Touvent à sa nièce Hortense-Eugénie Bertrand (1810-1889), épouse d'Amédée Thayer, qui y fondera une institution charitable.

Bertrand De Greuille (Joseph), Châteauroux, 13 octobre 1758-19 mars 1833.

Joseph Bertrand de Greuille atteint la notabilité nationale en 1802 avec sa désignation au Tribunat. Il appartient à la branche cadette de la famille Bertrand, qui s'établit solidement à Châteauroux au milieu du XVIIIe siècle. Fils de Henry-François Bertrand et de Marie Couturier, Louis-Joseph Bertrand (1724-1802) prit le nom de Saint-Pierre, tiré des terres de Saint-Pierre-de-Lamps que sa mère avait apportées en dot de mariage. En 1754 il prit le nom « de Greuille qui désignait son frère aîné lorsque la terre de Greuille lui eut été attribuée ».

Louis-Joseph Bertrand accomplit son cursus de droit à Paris en 1746 et 1747. De retour à Châteauroux, le jeune licencié occupe la charge de receveur des traites que lui cède son père pour lui faciliter son établissement. En 1754, il épouse Anne-Marguerite Trotignon, de Levroux, et s'installe à Châteauroux dans un hôtel situé rue Grande. Louis-Joseph exerce des fonctions municipales à Châteauroux : échevin (1766), maire (1776 à 1790). En 1783 il est désigné comme membre de l'Assemblée provinciale de Berry pour le tiers état de Châteauroux. De son mariage sont issus trois enfants : Paul-Louis Bertrand (né le 15 avril 1755 à Châteauroux, décédé le 11 août 1830 à Sassierges) ; Marie-Adélaïde Bertrand (1757-1823) ; le cadet, Joseph Bertrand de Greuille.

Ce dernier parcourt une carrière judiciaire presque sans accros à travers tous les régimes qui se succèdent depuis les débuts de la Révolution. Il épouse le 19 mai 1787, à Levroux, sa cousine Jeanne-Françoise Trottignon. Il est alors avocat au bailliage de Châteauroux. En 1789, il porte le cahier de doléances de la paroisse de Coings à l'assemblée du tiers état du bailliage secondaire de Châteauroux. Ce cahier de paroisse rurale, qui s'élève contre les lettres de cachet et réclame l'application des libertés individuelles et l'établissement de la liberté de la presse, porte la marque du juriste qui a dirigé l'assemblée. Joseph Bertrand de Greuille fait partie de la députation élue pour représenter le tiers état du bailliage secondaire de Châteauroux au bailliage principal de Bourges.

En 1792 il est nommé commissaire du roi au tribunal criminel, puis accusateur public devant le tribunal criminel de l'Indre. Le 8 mai 1801 (18 floréal an IX), il est nommé commissaire du gouvernement au tribunal criminel. Le 27 mai 1802 (6 germinal an X), au renouvellement du 1/5e sortant du Tribunat, Joseph Bertrand de Greuille est désigné comme tribun et tiré au sort comme devant sortir en l'an XVI. A la dissolution du Tribunat, en 1807, il retrouve son siège de procureur impérial à la cour criminelle de l'Indre. Le 14 avril 1811 l'Empereur ajoute à ses fonctions celle de substitut pour le service des cours d'Assises spéciales et pour celui du parquet de Bourges.

Membre de la Légion d'honneur, il est fait chevalier d'Empire par lettres patentes du 15 juillet 1810. Maintenu à la Première Restauration, Joseph Bertrand de Greuille est révoqué le 29 novembre 1815. Candidat à la députation dans le collège électoral du Blanc en 1816, il arrive en seconde position (35 voix sur 72 votants), après Pierre-Marie Taillepied de Bondy (38 voix) qui rassemble les électeurs libéraux. Il reste sans emploi jusqu'à ce que le gouvernement le réintègre dans des fonctions judiciaires comme juge suppléant de première instance le 1er avril 1818, puis comme procureur royal près de la cour criminelle de l'Indre en 1819. Il accomplit son devoir judiciaire avec rigueur, en conformité avec les directives ministérielles. En 1821, il poursuit avec rigueur Pierre Bujard, libraire à Issoudun, qui vendait des tabatières dissimulant, dans un double fond, les portraits de l'Empereur et du Roi de Rome. En 1822, le préfet Milon indique que Joseph Bertrand de Greuille « a de l'influence » sur l'assemblée électorale. Le 30 juillet 1828, admis à la retraite, il est nommé conseiller général de département, en remplacement de François-Louis-Joseph Robin de Scévole ; il démissionne en 1832.

La fortune de Joseph Bertrand de Greuille semble être restée relativement modeste. En 1809 il estime qu'elle s'élève à 150 000 F de capital. En 1822, il paie 1 013 F de contribution foncière pour des propriétés situées à Ardentes, au Lys-Saint-Georges et à Sassierges-Saint-Germain, pour la terre de Greuille. Il possède des biens dans les communes de Levroux et de Francillon provenant de la succession de son épouse. Il partage avec son frère aîné, Louis Bertrand de Grouille, les biens hérités de la succession de leur père, notamment le domaine de Grouille. Son frère Louis Bertrand reste célibataire, et il demeure constamment à Grouille. Licencié en droit, il n'exerce aucune fonction publique, si ce n'est le mandat de maire de Sassierges-Saint-Germain. Il décède le 11 août 1830 à Grouille, et la succession se compose des biens communs aux deux frères, le château de Grouille, le domaine de La Brande, et diverses locatures. Les biens fonciers sont estimés valoir 47 139 F, en capital, et le cheptel 7 600 F, soit un total de 54 818 F.

Au décès de Joseph Bertrand de Greuille, sa succession est estimée à 42 333 F. La moitié des biens de la communauté ayant existé entre lui et son épouse atteint 26 333 F de capital, auxquels s'ajoutent 16 000 F pour l'hôtel de la rue Grande à Châteauroux.

De son mariage il eut deux enfants : Paul-Henry Bertrand, né en 1797 et décédé à Greuille en 1825 sans postérité. L'aînée, Anne Bertrand (1795-1854), épouse en 1812 son cousin Bertrand de Constantin (1779-1848). Celui-ci commence une brillante carrière militaire : élève de l'Ecole polytechnique (sorti en 1799), officier du génie, il est aide de camp de Napoléon. Bertrand de Constantin est fait chevalier d'Empire par lettres patentes du 11 juillet 1810. La Restauration lui enlève toute chance de promotion glorieuse, et il accomplit une carrière de garnison à La Rochelle, colonel en 1824, directeur des fortifications en 1830. En 1831, Bertrand de Constantin se retire à Greuille avec le grade de maréchal de camp. Son fils, Alfred-Joseph de Constantin (1815-1899), épouse en 1842 Marie Périgois, fille de Charles, législateur de 1804 à 1814.

Source : Grands notables du Premier Empire (Indre).

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02 août 2016

Lassée l'apothicaire

0 à Ventouse le 20/06/1663 P 9211
De : BOURDAREAU Pierre (M)
Du village de la Tâche
Fs de : BOURDAREAU Jean
et de : DUPORT Madeleine
Parrain/témoin: LASSÉE Pierre Maitre apothicaire
Marraine/témoin: VIDAUT Marie

0 à Saint-Front le 19/06/1667 P 0032
De : DE CLERFEUILLE Catherine (F)
Née le 12 au bourg de St-Front
Fa de : DE CLERFEUILLE Marain Profession de: Maréchal
et de : RIOUX Françoise
Parrain/témoin: LASSÉE Pierre Apothicaire
Marraine/témoin: HERMAND Catherine

0 à Saint-Groux le 27/10/1682 P 478 & 4632
De : TIFFON Pierre (M)
baptisé le 19 novembre
Fs de : TIFFON Anthoine
et de : LASSÉE Marie
Parrain/témoin: TIFFON Pierre sieur des Brousses
Marraine/témoin: LASSÉE Louise dame
le baptême a été fait par le révérend père de La Rochefoucauld

Testament à Mansle le 19/02/1704 2E 3469 BIRE
De: TIFFON Pierre (M)
Testateur. Signe
 Originaire de Mansle Profession de Dragon
Témoin: LASSÉE Philippe Cousine germaine du testateur et légataire
Témoin: LASSÉE Louise Cousine germaine du testateur et légataire
Témoin: AUDOIN Etienne Sergent de Mansle. Témoin. Signe
Témoin: DE LESGLIZE Jean Marchand de Mansle. Témoin. Signe
Les légataires sont filles de l'apothicaire de Nanteuil

Mariage à Nanteuil le ??/02/1706  St-Jean-Baptiste
De : DALENÇON Sébastien (M)
Fs de : DALENÇON !
et de : ! Jehanne

Avec : LASSÉE ? Philippe (F)
Fa de : LASSÉE ? Pierre
et de : DEMONTPEROU Marie

Contrat de mariage à Saint-Gervais le 26/02/1713 2E5327 BECHEMILH
De : RESNIER Joseph (M)
Résidant à St-Sornin 16
Fs de : RESNIER Hugues †
et de : SAUVO Marie

Avec : LASSÉE Louise (F)
Résidant à Nanteuil-En-Vallée 16
Fa de : LASSÉE Pierre Profession de: Me apothicaire †
et de : DEMONTPEROUX Marie

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Relevé(s) issu(s) de l'Association Généalogique de la Charente

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01 août 2016

Lieutenant de louveterie

Le 16 août 1882, c'est-à-dire à une époque où, dans le département de la Vienne, la chasse n'était pas ouverte, MM. Nebout, lieutenant de louveterie de l'arrondissement de Civray, de Lassée (Edgard), lieutenant de louveterie de l'arrondissement de Ruffec, et de Lassée (Louis), son frère, ont chassé à courre et forcé trois louvarts, sur le territoire de la commune de Civray. Poursuivis devant le tribunal correctionnel de Civray, sous la prévention de chassé en temps prohibé, ils ont été acquittés, par le motif que les propriétaires du pays, effrayés des ravages causés par les loups, les avaient appelés, et leur avaient formellement délégué le droit de légitime défense, consacré à leur profit par l'art. 9, § 3, de la loi du 3 mai 1844.

Source : Dalloz, jurisprudence générale.

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31 juillet 2016

Blason familial

blason

Description : D'azur au lion d'argent accompagné de deux étoiles du même, l'une en chef, l'autre en pointe.

Titres : Baron, comte.

Note : Particule rétablie en 1880, sur décision du tribunal de Ruffec, voir acte de naissance, Antoine-Charles Lassée, commune de Luxé.

623

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30 juillet 2016

Orateur du Manège

Ces critères permettent de dessiner trois cercles concentriques de représentants « silencieux » dans les débats législatifs, mais susceptibles de se trouver par ailleurs sur des positions jacobines. Un premier cercle serait constitué par les « activistes » ; peu présents à la tribune du Corps législatif, on les voit pourtant très liés avec les militants démocrates de la capitale lors de la crise de prairial, correspondants et même rédacteurs dans la presse démocratique renaissante, orateurs au club du Manège. C'est le « noyau dur » du groupe, celui qui assure les contacts avec les groupes de l'opposition démocratique. Citons, parmi de nombreux noms, ceux de Brixhe, Demoor, Dessaix, Dethier, Leborgne, Marquézy, Mansord, au Conseil des Cinq-Cents ; de Bellegarde, Lassée, Lenglet au Conseil des Anciens.

Un deuxième cercle est constitué par les « provinciaux » ; élus sur une liste d'opposition au second Directoire, ils n'apparaissent plus par la suite. Contrairement à la doctrine officielle de la souveraineté qui veut qu'une fois élu, un représentant n'est plus lié ni aux circonstances de son élection, ni aux intérêts de son département, pour ne plus former qu'un seul corps délibérant sur les intérêts de la Nation entière, nombre d'élus manifestent une solidarité dans les débats et dans les votes, pré-déterminée par les circonstances locales dans lesquelles ils ont obtenu leur mandat. C'est encore par voie de presse que nous apprenons de façon indirecte l'influence exercée par tel ou tel représentant dans son département d'origine; notamment l'opinion, positive ou négative, que s'en font les néo-jacobins locaux.

Il resterait enfin le troisième cercle, constitué par les « repentis » ; longtemps partisans du gouvernement, mais surtout au moment de fructidor an V lorsqu'il fallait rallier tous les républicains derrière l'Exécutif, ils sont passés plus ou moins tardivement à l'opposition. Une analyse superficielle les classe comme « opportunistes », catégorie au moins aussi équivoque dans sa forme que dans son contenu. Seules des biographies détaillées permettraient de rendre compte de parcours individuels sans doute plus cohérents que ne le laisseraient supposer les notices biographiques succinctes des dictionnaires. Joseph Eschassériaux, ou Pons de Verdun sont des notables provinciaux, anciens Montagnards (J. Eschassériaux fut membre du Comité de salut public à l'époque thermidorienne), d'abord hantés par l'idée de l'unité républicaine, ils sont enfermés dans la logique du principe majoritaire.

Source : 1799, un nouveau Jacobinisme.

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29 juillet 2016

Commissaire révolutionnaire

Que les 4,000 hommes de la Charente s'arment à l'instant, n'importe de quelle manière. Nous avons des piques, des fusils de chasse ; on fera faire des baguettes de fer. Que ces 4,000 hommes se portent en partie sur Saint-Jean-d'Angély, faites-les marcher sans lesorganiser en compagnies ni bataillons, en leur donnant des chefs qui les conduiront. » Une fallait pas, ajoutait-il dans une autre lettre, se borner à cet effort, car les nouvelles étaient de plus en plus alarmantes. « L'ennemi, écrivait le Directoire des Deux-Sèvres à celui de la Charente, occupe Parthenay depuis hier soir : il attaquera probablement Saint-Maixent qui n'est qu'à 4 lieues de Niort : les campagnes commencent à mollir ; on n'a que peu d'armes, peu d'artillerie. Vous nous offrez vos secours ; pariez de suite, arrivez, frères généreux : nous vous recevrons comme nos libérateurs ; amenez tous vos citoyens armés de fusils ou de piques, et dirigez vos forces sur Niort et sur Melle. Accourez, frères et amis, volez, vous n'arriverez jamais trop tôt, mais vous pourriez arriver trop tard. » Il demandait aussi des canons, des affûts, des caissons et beaucoup de boulets. Le Conseil général de la Charente, antérieurement à ces lettres pressantes, avait rédigé, le 10 mai, un nouveau décret pour satisfaire aux nécessités du moment. Outre la levée de 1 pour 100 ordonnée par l'arrêté du 8 mai, il ordonnait, dans celui du 10 mai, l'enrôlement des quatre cinquièmes de la population mâle de 18 à 60 ans, comprise dans les gardes nationales ; il devait donner au moins 18,000 hommes, qu'on dirigerait aussitôt sur la Vendée. Pour fournir le pain et les vivres nécessaires à cette masse d'hommes, on nommait des commissaires chargés du recrutement dans chaque canton, et qui auraient le droit de mettre en réquisition les boulangers et les meuniers, toutes les provisions et surtout les blés et farines des particuliers. Les décrets reçurent une exécution partielle dans les districts d'Angoulême, de Barbezieux, Cognac et Ruffec. A Ruffec, le 9 mai, on avait déjà organisé, pour la porter au secours de Poitiers, une compagnie de 200 hommes,tellement pleins d'ardeur « qu'on peut à peine les retenir », disait le Directoire. A Barbezieux, le 12 mai on met en marche les 600 recrues du 24 février qui restent, et on prend des mesures pour lever les quatre cinquièmes des gardes nationaux. Mais c'est surtout à Cognac que l'exécution des décrets se fait avec le plus de rapidité. Le 12 mai, l'administration se préoccupe d'accélérer le départ, et se dispose à former un corps de 300 à 400 ou 500 hommes par chaque canton. Le 16 mai, 400 volontaires de Cognac et 600 de Jarnac se trouvaient à Saint-Jean-d'Angély, prêts à se diriger sur Niort, et les commissaires Trémeau et Lassée ne pouvaient contenir leur satisfaction : « Quel patriotisme ! s'écriaient-ils : le mot est au-dessous de la chose » ! Mais, exception faite pour le district de Cognac, ailleurs la levée était supportée avec résignation, et dans un district, celui de Confolens, donnait lieu à une vive opposition. Les commissaires cherchent vainement à recourir aux enrôlements volontaires.

Source : Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution.

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28 juillet 2016

Transactions

Vente, moyennant 2,000 livres, par Jean-Théodore Pinot, bourgeois, fondé de procuration de Marie Boreau, sa femme, ledit Pinot héritier sous bénéfice d'inventaire de Claude Carron, sieur de Montifaud, son oncle, d'une part, à Jean Lassée, aussi bourgeois, demeurant au lieu de Goize, paroisse de Ventouse, enclave de Valence, de présent à Angoulême, à l'auberge ou pend pour enseigne le Cheval-Blanc, d'autre part, savoir est de la métairie de Montifaud, située dans les paroisses de Ventouse, Valence et Cellefrouin.

Transaction sur compte, entre demoiselle Marie Carron, veuve de Jean Constantin, procureur d'office de la châtellenie de Chasseneuil, et Martial Degorces, tant pour lui que pour demoiselle Marie-Anne Carron, sa femme, d'une part; et Jean Lassée, sieur dudit nom, demeurant à Goize, paroisse de Valence, d'autre part.

Quittance de 60 livres pour un quartier de sa pension monachale donnée à Jacques Bouniceau, sieur de La Combe, et Laurent Roc, marchands, fermiers de l'abbaye de Cellefrouin, par Pierre Bouniceau le jeune, religieux de ladite abbaye, que représente Jean Lassée, sieur des Touches.

Contrat de mariage entre Sébastien Dalençon, sieur des Fontenelles, praticien, fils de défunts Sébastien Dalençon, sieur du Peyrat, et Philippe Lassée, demeurant à Chilloc, paroisse de Nanteuil-en-Vallée, d'une part; et Jeanne Marin, fille de défunts François Marin, marchand, et Marie Bareuil, sa femme, d'autre part.

Obligation par Elie-Salomon de Lassée, seigneur de Coins et par Marie Bouilhat, femme de Claude Dupin, receveur des tailles de l'élection de Châteauroux, au profit d'Henri Gayault, écuyer, seigneur de Voust, prévôt général des maréchaussées de Berri, chargé de procuration de Pierre Chauveton, seigneur de Condé et Saint-Sergier, maire perpétuel d'Issoudun, d'une somme de 10,480 livres, pour l'élargissement dudit Dupin, détenu dans les prisons royales pour non payement de cette somme.

Source : Archives départementales de la Charente et de la Creuse.

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27 juillet 2016

Conseil d'arrondissement

Arrondissement de Ruffec.
Composé de 4 cantons, 83 communes, 58.745 habitants.
M. Badou, sous-préfet, à Ruffec.

Messieurs.

Binet du Palais, prop. à Verteuil.
D'Hémery, maire de Bioussac.
Gauthier-Laplaine, maire d'Aigre.
Labarde, prop. à Fouqueures.
Lambert, prop. à Mansle.

Lassée , avocat, à Salles.
Martin-Lacombe, prop. à Fontclaireau.
Nadaud, maire de Ventouse.
Poitevin-Lépinière, maire d'Empuré.

Source : Almanach royal, 1836.

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26 juillet 2016

La Révolution française à Confolens

Plus grave fut l'affaire du choix du temple de la Raison le 7 décembre 1793. La commune opina pour les Récollets mais des citoyens préféraient l'église St-Maxime (ce qui empêchait tout culte catholique dans Confolens). Une assemblée des habitants convoquée au son du tambour à 1 1 heures du matin donna une forte majorité pour les Récollets. Aussitôt le comité révolutionnaire casse la décision communale et demande une nouvelle assemblée l'après-midi à St-Barthélémy. Motif : l'assemblée du matin (où on votait en levant ou non son chapeau) a été entachée d'irrégularités et d'incidents. «La tumulte a régné» et des femmes ont levé les chapeaux de quelques citoyens malgré eux pour sauver St-Maxime; une «femme Richard» est nommément mise en cause. C'est Babaud Lacroze qui vient apporter l'ordre signé Stanga et Grellier où le choix d'une assemblée à St-Barthélémy est habile : les habitants de ce quartier ne manqueraient pas de venir en masse voter pour que le temple de la Raison s'installe à St-Maxime, ce qui rouvrirait leur église désaffectée...

On vote jusqu'au soir, les citoyens ayant été chapitrés par un discours de Mallat qui décrit «les erreurs où depuis plusieurs siècles les prêtres ont plongé les humains». 137 acceptent la proposition du comité et 128 la refusent. Le scrutin est clos quand le prêtre Lagrange de St-Maxime arrive avec «quelques citoyens» pour voter, ce qui est refusé. L'étroitesse des résultats (ou la menace d'une émeute ?) vont pourtant convaincre le comité que «provisoirement la fête de la Raison se ferait dans l'église des Récollets». Cet incident est riche d'enseignement : crainte d'un engagement de la part des élus, attitude des femmes attachées au culte (ce qui nuance sérieusement le jugement de Barbarin mentionné plus haut), pragmatisme des jacobins locaux pour éviter des troubles.

Après cette expérience peu heureuse, le comité ne s'est pas hasardé à casser d'autres décisions municipales et reporte tout son zèle sur le sort des suspects. Le 25 mars 1794, le délégué du représentant Romme, Lassée, se présente pour épurer la société populaire et les élus. Il cherchait alors les homologues des « enragés » parisiens et il faut croire qu'on n'en trouvât point. Lassée se contenta de chapitrer les Confolentais du haut de la tribune du temple de la Raison où on lisait religieusement les lois voire les correspondances édifiantes tous les décadi. Une autre tentative de la Société Populaire pour transférer le temple à St-Maxime (où le culte avait cessé) échoua le 31 mai 1794. La commune refusa la demande en invoquant les travaux déjà faits aux Récollets. Il est vrai qu'elle avait alors de la peine à payer les dix instituteurs et institutrices qui assuraient un enseignement primaire à Confolens.

Source : La Révolution française à Confolens.

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